J’ai une grosseur, un kyste… que faire?

Dernière mise à jour 04/03/14 | Article
J’ai une grosseur, un kyste… que faire?
L’apparition soudaine d’une grosseur sur la peau, ou juste en dessous, peut sembler très banale à certains et inquiéter d’autres. Il est toutefois important de la montrer à son médecin traitant qui pourra rapidement déterminer si le cas est bénin ou s’il nécessite une surveillance ou des investigations supplémentaires. Car il peut aussi bien s’agir d’un kyste que d’une tumeur bénigne ou maligne.

Les différents types de nodules

On parle souvent de «kyste» pour désigner une grosseur. En fait, le kyste est un nodule creux. Il est constitué d’une coque contenant un liquide plus ou moins visqueux, comme du sébum (kyste sébacé) ou du sang (kyste hémorragique). Situé sur les articulations (kyste synovial), il peut disparaître spontanément ou nécessiter une intervention en cas de gêne.

Les kystes des glandes sudoripares (localisées là où l’on transpire, notamment sous les aisselles) sont également assez communs, mais peuvent s’infecter.

Les nodules pleins sont eux constitués de différents tissus, dont la nature peut être déterminée par une analyse. Parmi ceux-ci il y a les nodules bénins, qui sont souvent formés de tissus fibreux ou de graisse. Et les nodules malins, qui contiennent des cellules cancéreuses.

Certains sont calcifiés, ils sont plus durs à la palpation. Il peut alors s’agir également d’une excroissance osseuse.

Les ganglions, eux, contiennent des cellules lymphatiques. Ils peuvent grossir soudainement et devenir palpables en réponse à une infection ou à une inflammation. Dans une angine, par exemple, les ganglions de la région de la mâchoire sont enflammés. De petites lésions du cuir chevelu peuvent provoquer une réaction des ganglions de la chaîne du cou; une infection située autour de l’œil stimulera les ganglions situés à l’entrée de l’oreille; un herpès génital ceux de l’aine, etc. Il est toutefois difficile pour le patient lui-même d’établir ces relations.

Se faire du souci…

En règle générale, si une grosseur survient et ne disparaît pas, il vaut mieux la montrer à son médecin de famille. Toutefois, certains paramètres entrent en ligne de compte pour déterminer l’urgence de la situation. L’un d’eux est la localisation du nodule. S’il se trouve sur les testicules, sur le sein, ou dans la région anale, il faut consulter rapidement. Par contre, une «loupe», soit un kyste sébacé situé sur le cuir chevelu, a de fortes chances d’être banale. A observer tout de même, car il n’y a pas d’absolu en la matière.

Autres signes de gravité: l’inflammation (le nodule sera alors rouge et chaud) et la douleur. Enfin, un nodule qui adhère aux tissus ou/et qui a une forme irrégulière, est également un signe de gravité.

Ce qui importe c’est donc la structure du nodule et sa localisation.

…ou pas

A contrario, ce qui est sous-cutané, de petites tailles, qui n’adhèrent pas, qui a un contour bien délimité et bouge bien, sans autres symptômes associés – comme rougeur, chaleur, douleurs – s’avère souvent banal.

Le patient peut choisir d’observer ce qui se passe dans un premier temps. Tout en sachant qu’une consultation rapide pourra clarifier la situation, en particulier si le nodule change d’aspect ou grossit.

Le sein polykystique

Le sein polykystique, appelé aussi maladie fibrokystique du sein, est une affection, souvent familiale, qui touche de nombreuses femmes. Elle est caractérisée par une structure très dense du sein avec de nombreux kystes et nodules non cancéreux. La taille des glandes et des kystes varie en fonction du cycle hormonal et peut causer douleurs et inconfort.

Cette structure du sein n’est pas de nature maligne, mais nécessite malgré tout une surveillance accrue. En raison de la densité des seins polykystiques, les mammographies sont moins faciles à interpréter et sont le plus souvent complétées par une échographie, voire par une biopsie en cas de doute.

Quels examens?

L’inspection et la palpation sont les premiers examens permettant de déterminer la nature d’un nodule. En cas de doute, l’échographie constitue l’examen de choix pour les tissus mous. Elle permet notamment de voir s’il s’agit d’un kyste ou d’un nodule plein, et d’en déterminer les dimensions exactes et l’éventuelle extension.

En général, les nodules pleins sont prélevés par le médecin de famille ou le chirurgien à fin d’analyse. Mais sans faire de biopsie, pour ne pas risquer de disséminer d’éventuelles cellules tumorales.

Une biopsie peut par contre être pratiquée dans certains cas, comme pour les nodules du sein, les nodules thyroïdiens, ou sur des ganglions lymphatiques qui ne guériraient pas.

Enfin, on recourt à la mammographie, voire à l’échographie, pour les nodules suspects situés dans le sein, et à l’échographie pour ce qui concerne les testicules.

A LIRE AUSSI

Cancer de la prostate
Témoin de l'effet du cancer de la prostate sur la vie sexuelle

La vie sexuelle après un cancer de la prostate ? Témoignage

La chirurgie du cancer de la prostate a des conséquences physiques et psychologiques. Un homme témoigne...
Lire la suite
Cancer colorectal
L’ail, cette plante aux multiples vertus

L’ail, cette plante aux multiples vertus

Antihypertenseur, mais aussi antibactérien et hypolipémiant (abaisse le taux de cholestérol)… L’ail serait...
Lire la suite
Cancer de la prostate
Troubles sexuels après une intervention chirurgicale pour un cancer de la prostate

Rétablir la fonction érectile après un cancer de la prostate

Après traitement chirurgical du cancer de la prostate, une rééducation de la fonction érectile doit être...
Lire la suite
Articles sur le meme sujet

En Suisse, le cancer colorectal est le 3e cancer le plus fréquent

Entre 50 et 69 ans, le dépistage du cancer colorectal par recherche de sang dans les selles ou coloscopie est très efficace.
Cerveau sur circuit imprié

Dépister la maladie d’Alzheimer des années avant qu’elle apparaisse. Et après?

C’est pratiquement certain: on saura bientôt diagnostiquer cette affection incurable longtemps en amont des premiers symptômes. Il restera alors à organiser une prévention efficace.
Videos sur le meme sujet

Cancer du sein: dépister pour mieux soigner

Cancer le plus fréquent chez la femme, surtout après 50 ans, le cancer du sein touche les femmes dans leur intégrité et a une connotation particulière. L'antidote nous aide à faire la lumière sur cette maladie.

Cancer du côlon: dépister c'est soigner

Le cancer du colon est l'un des cancer les plus fréquents. Il est mortel pour 1600 personnes par année en Suisse. Ce cancer peut être pris en charge tôt afin d'améliorer les chance de traitement. Comment faire? L'antidote nous aide à en savoir plus.

Cancers: faire pencher la balance du bon côté

Avec les progrès de la médecine moderne, les gens vivent plus longtemps et certaines maladies ont quasiment disparu. Mais le cancer fait de plus en plus de morts et s'annonce comme un des défis de la médecine. Cette émission se penche sur cette maladie.
Symptômes sur le meme sujet

Ganglion

J'ai une grosseur/un ganglion qui m'inquiète