VIH: stop aux idées reçues

Dernière mise à jour 23/11/20 | Vrai/Faux
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Après une prise de risque, un délai est-il nécessaire pour détecter le VIH dans le sang? Quand une personne séropositive prend un traitement, est-il nécessaire d’utiliser des préservatifs? Etc... Questions-réponses sur le VIH.

On peut diminuer le risque de contamination après un rapport non protégé avec un partenaire séropositif non traité.

Vrai En cas d’exposition avérée, les médecins de la Consultation VIH évaluent les risques et prescrivent un traitement d’urgence simple et bien toléré – appelé PEP (prophylaxie de post- exposition) – dans un délai de 48 heures.

Après une prise de risque, un délai est nécessaire pour détecter le VIH dans le sang.

Vrai Avec les autotests, il faut attendre trois mois après la dernière exposition à risque pour obtenir un résultat fiable. Dans les centres de dépistage et à l’hôpital, ce délai est de six semaines.

Quand une personne séropositive prend un traitement, il n’est pas nécessaire d’utiliser des préservatifs.

Vrai et Faux Le traitement doit être efficace et la charge virale indétectable de façon prolongée. Par ailleurs, il faut s’assurer que les deux partenaires ne présentent pas d’autres infections sexuellement transmissibles, car elles peuvent se transmettre lors de relations sexuelles non protégées.

Les espoirs et controverses de la PreP

La prophylaxie de pré­exposition, ou PrEP, est un traitement contre le VIH proposé aux personnes séronégatives, qui n’ont donc pas contracté le virus, mais qui ont des risques élevés d’y être exposées (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, travailleurs et travailleuses du sexe, etc.).  Ce traitement, qui peut être pris quotidiennement ou à la demande, offre une protection efficace contre le VIH, à condition d’être suivi correctement.

Mais la PrEP a son revers: elle ne protège pas des autres IST. On lui reproche même d’accentuer leur progression. De nombreuses études ont en effet montré une augmentation des IST dans le contexte de la PrEP, en raison de l’augmentation des relations sexuelles non protégées. Mais pour la Pre Alexandra Calmy, responsable de la Consultation VIH au sein des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), «l’amélioration de la fréquence et de la qualité du dépistage des IST chez ces patients explique probablement en partie la hausse des diagnostics d’IST. De plus, cette augmentation (syphilis et gonocoque) a été observée, notamment en Suisse, bien avant la mise en place de la PrEP». Enfin, si la PrEP, qui fait partie des stratégies d’élimination du VIH d’ici 2030 dans le programme national, est nécessaire, «seule, elle n’est pas suffisante», conclut la spécialiste.

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Article repris du site  pulsations.swiss

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