Vrai/Faux: le trouble du déficit de l'attention-hyperactivité (TDA-H)

Dernière mise à jour 22/01/19 | Vrai/Faux
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Environ 5% des enfants sont touchés par un TDA-H. La Dre Isaline Ducommun, cheffe de clinique à l’Unité ambulatoire péri-hospitalière des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), déconstruit pour nous quelques idées reçues.

Le TDA-H est en progression.

FAUX Il n’y a pas d’évidence là-dessus. Aujourd’hui, nous en avons une meilleure connaissance, de bons outils pour le dépister et le diagnostiquer. S’il peut se manifester tôt, on attend généralement l’entrée à l’école pour poser un diagnostic, car c’est souvent à ce moment-là que l’enfant est mis en difficulté.

Le TDA-H désigne deux troubles distincts qui se manifestent seuls ou ensemble.

VRAI Le déficit d’attention et l’hyperactivité obéissent à deux mécanismes différents et ont leurs symptômes propres. Un enfant hyperactif a beaucoup de mal à tenir en place, à se concentrer, papillonne d’une activité à l’autre, parle beaucoup, perd ou oublie ses affaires, peut être impulsif et avoir de la peine à gérer ses émotions.

L’enfant souffrant d’un trouble de l’attention seul est décrit comme étant dans la lune, et ne dérange généralement pas la classe. Il éprouve autant de peine à se plonger dans une tâche et à rester concentré. Les deux types peuvent rencontrer des difficultés dans les apprentissages et présenter des problèmes scolaires, l’un de manière plus bruyante et l’autre plus discrète.

Le TDA-H est induit par notre société.

FAUX Les neurotransmetteurs (moins efficaces ou insuffisamment nombreux) chez les enfants atteints de TDA-H ainsi que l’hérédité sont en cause. Si tout enfant est naturellement sensible à son environnement, cela ne crée pas pour autant un TDA-H. À noter que l’anxiété, la dépression ou la maltraitance peuvent entraîner des symptômes similaires (agitation, concentration difficile, baisse de l’estime de soi, etc.). D’où l’importance d’un diagnostic clair capable d’expliquer les symptômes.

Le méthylphénidate (Ritaline®) est le traitement médicamenteux recommandé.

VRAI Cette molécule est délivrée en première intention en raison de son efficacité et du recul qu’on a à son égard. Mais d’autres médicaments (psychostimulants ou non) existent et peuvent être proposés en fonction de la réponse de l’enfant au traitement initial. Une psychothérapie est souvent associée pour aider l’enfant dans ses difficultés (faible estime de soi, problèmes d’interaction avec les autres, etc.) de même qu’une guidance parentale.

Ce traitement est dangereux.

FAUX Comme tout médicament, il a des risques et des effets secondaires, c’est pourquoi il doit être prescrit par un spécialiste et exige un suivi. Mais il permet à l’enfant de pallier ses difficultés de manière considérable. Certains parents craignent toutefois cette médication. En réalité, les études montrent que soulager les symptômes réduit le risque d’automédication avec d’autres substances (cannabis, alcool, etc.) à l’adolescence. Bien informer les parents est indispensable.

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Article repris du site  pulsations.swiss

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