Un kyste embarrassant, mais bénin

Dernière mise à jour 23/05/16 | Article
Un kyste embarrassant, mais bénin
Petit orifice qui se forme entre les fesses par la pousse anormale d’un poil, le sinus pilonidal concerne surtout les hommes et se soigne par une chirurgie généralement ambulatoire.

Un petit trou entre les fesses, plus haut que l’anus, de l’ordre du centimètre et de profondeur variable. Le kyste sacro-coccygien (appelé aussi sinus pilonidal ou maladie pilonidale) n’est pas rare, puisqu’on estime qu’il touche une personne sur 4000. «Il s’agit majoritairement d’hommes, environ trois fois plus que les femmes, détaille le Professeur Dieter Hahnloser, chirurgien au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Plutôt des personnes un peu obèses, poilues et qui restent longtemps assises au quotidien. Durant la Seconde guerre mondiale, on appelait ça la jeep disease car elle touchait davantage les chauffeurs.» La maladie touche des personnes plutôt jeunes, entre 17 et 35 ans, exceptionnellement après 40 ans. «La majorité de ces kystes sont acquis, poursuit le spécialiste. Un petit poil s’incruste dans la peau, se retourne et pousse à l’envers. Il ouvre une cavité dans laquelle vont se glisser d’autres poils et débris cutanés.» Ce kyste, c’est à- dire une poche, peut ensuite s’infecter et créer un abcès.

Intervention ambulatoire

Le kyste sacro-coccygien a trois stades, explique le chirurgien. Il détaille: «Quand il est calme, on voit l’ouverture dans le sillon interfessier mais pas davantage de symptômes. S’il est subaigu, le plus fréquent, il est douloureux et suintant mais sans véritable abcès. Au stade aigu, enfin, le kyste est infecté, gonflé et rempli de pus.» Vu la nature de sa localisation, il est rare de repérer un kyste qui ne ferait pas mal, ne suinterait pas ou ne serait pas gonflé. Le traitement dépend du stade où il est présenté. «Quand il est aigu, il faut drainer l’abcès, précise le spécialiste. Nous recommandons de l’exciser ultérieurement, quand l’inflammation sera retombée. Il s’agit alors de l’ôter chirurgicalement, avec une anesthésie locale, ce que nous pouvons faire tout de suite s’il est au stade subaigu. Comme c’est une région sous tension, nous laissons la plaie ouverte et elle se referme ensuite d’elle-même.» Cette intervention est généralement réalisée en ambulatoire, sans passer de nuit à l’hôpital. Dans le cas où le kyste serait de très grande taille ou qu’il possèderait plusieurs orifices, une hospitalisation de quelques jours peut être nécessaire.

Epilation discutée

Point particulier de cette affection, le risque de récidive est important, même s’il devrait être inférieur à 10%, estime le Pr Hahnloser. Une nouvelle intervention peut donc être nécessaire. Cela dépend aussi de la gêne du patient. Est-ce qu’une épilation pourrait avoir un effet préventif sur une rechute? La question est très débattue chez les médecins. L’équipe du CHUV la recommande en tous les cas durant la guérison de la plaie. Et, parfois, une épilation au laser est remboursée, précise encore le chirurgien. Le kyste sacro-coccygien, malgré son aspect gênant et mal connu, n’est cependant pas une maladie dangereuse car ces kystes ne dégénèrent pas en tumeur.

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