L’eau est de loin le meilleur hydratant pour l’organisme

Dernière mise à jour 22/08/13 | Article
L’eau est de loin le meilleur hydratant pour l’organisme
L’eau, c’est la vie, a-t-on coutume de dire. Centrale dans notre alimentation, elle n’est pas un véritable aliment car dépourvue de valeur énergétique.

Elle n’en couvre pas moins une bonne partie de nos besoins en minéraux (calcium, magnésium, sodium) et en oligo-éléments.

L’eau est surtout un constituant majeur de notre organisme, puisqu’elle représente, chez l’adulte, entre 55 et 65% de sa masse. Elle constitue l’essentiel de nos cellules, entre dans la composition de nos sécrétions (digestives, lacrymales, salivaires, etc.) et du sang, elle permet la conduction des minéraux et surtout l’élimination des toxines par l’urine. De plus, elle assure les mécanismes de régulation de la température corporelle par la transpiration – lorsqu’il fait chaud, une déperdition d’eau se produit en effet à travers la peau afin de maintenir l’équilibre thermique de 37 degrés.

Dans les fruits et légumes

Boire est donc nécessaire pour compenser les pertes d’hydratation dues à l’élimination de l’urine, des selles et de la sueur. Boire oui, mais quelle quantité? Parfois décriée, la règle du litre et demi par jour reste une référence, comme le confirme Valérie Ducommun, diététicienne indépendante, spécialiste en nutrition du sport et chargée de cours à la Haute Ecole de santé de Genève: «Le corps a besoin de 2,5 litres de liquides par jour, dont un litre qui est absorbé naturellement par le biais de l’alimentation (les fruits et les légumes majoritairement). Il reste donc un litre et demi à ingérer sous forme de boisson. Mais c’est une moyenne. Dans la pratique, les besoins sont assez individuels. Tout dépend du niveau d’activité, du climat et de facteurs personnels tels que le poids ou l’âge. Un bilan hydrique peut être fait chez un spécialiste.»

Plus précisément, complète le Dr Ronan Thibault, gastro-entérologue et nutritionniste aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG): «Les besoins hydriques chez l’adulte sont de 25 ml par kilogramme et par jour. Mais ils peuvent augmenter dans la pratique d’une activité sportive, en cas de surpoids ou de certaines maladies digestives. Lorsque l’on est un adulte en bonne santé, il est nécessaire de boire à sa soif car c’est ainsi que l’organisme régule ses besoins.» Jusqu’à un certain point, il n’y a pas de risque à trop s’hydrater, car le corps élimine l’excédent par le biais de l’urine. Chez les sportifs, une bonne hydratation est capitale, et doit être régulière avant l’apparition de la soif car elle est le premier signe de déshydratation et nuit à la performance.

L’eau est de loin le meilleur hydratant pour l’organisme

Boire régulièrement

Pour bien faire, il convient de boire régulièrement durant la journée, pendant les repas ou entre deux, selon sa convenance. Mais plus il fait chaud, plus on transpire, plus il est important d’être régulier dans ses apports, surtout pour les personnes les plus vulnérables, comme les jeunes enfants, les personnes âgées et celles ayant une maladie associée à un risque de déshydratation, insiste le Dr Thibault.

Le risque de déshydratation est plus marqué chez le jeune enfant, quine sait pas exprimer sa soif, et chez la personne âgée, chez qui la perception de soif et les mécanismes de régulation de l’équilibre hydrique sont perturbés. «C’est pour cela qu’il faut toujours avoir de l’eau à disposition pour les plus jeunes. Aux personnes âgées, on conseille de boire un verre d’eau chaque heure plutôt que d’attendre les repas», poursuit le médecin.

Et s’il est un conseil valable pour tous en cas de forte chaleur, c’est celui de ne pas attendre d’avoir soif pour boire, car cette sensation est l’un des premiers signes de déshydratation. D’autres peuvent l’accompagner: bouche sèche, diminution de la quantité des urines ou leur coloration foncée, maux de tête, vertiges, fatigue. La déshydratation peut même entraîner des complications sérieuses telles que l’aggravation d’une maladie déjà présente, une atteinte cardio-vasculaire, une insuffisance rénale ou un choc hypovolémique (chute de tension, vertiges, tachycardie, brachycardie, pâleur de la peau et des lèvres) potentiellement fatal.

Jus de fruits très sucrés

L’eau, qu’elle soit minérale, gazeuse ou plate, est la boisson la plus adéquate. «En Suisse, l’eau du robinet, dont la composition varie selon les régions, est de bonne qualité», précise Valérie Ducommun. Les boissons sucrées ne devraient être consommées qu’occasionnellement en raison de leur apport calorique très important, du risque de caries, voire d’accoutumance au goût sucré, mais aussi parce qu’elles favorisent la soif.

Le thé (chaud ou froid) et le café hydratent, mais ne sont pas conseillés en cas de malabsorption intestinale (diarrhées, par exemple). En effet, ces boissons contenant peu d’ions, l’eau passe plus rapidement dans le tube digestif et est moins bien absorbée ensuite par le corps.

Les jus de fruits ont l’avantage d’offrir des vitamines et autres micronutriments, mais ont l’inconvénient d’être très riches en sucre. Et enfin, inutile de chercher à étancher sa soif en buvant de la bière car, malgré son effet rafraîchissant, comme tout alcool, elle déshydrate.

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