Baignades et plongée: restez prudents!

Dernière mise à jour 23/01/18 | Article
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En voyage, on ne résiste souvent pas à la tentation de faire un plongeon dans une eau limpide. Dans certains cas, cette activité peut pourtant présenter des risques pour votre santé. Quelques précautions sont donc à observer pour profiter au mieux de la baignade.

 Que vous vous baignez en eau de mer ou en eau douce, les risques majeurs liés aux baignades sont la noyade et l’hydrocution (un arrêt cardiaque pouvant survenir à l’immersion, en cas de forte différence entre la température extérieure et celle de l’eau). Soyez donc attentif aux courants et ne surestimez pas vos capacités de nageur. Pour prévenir l’hydrocution, entrez progressivement dans l’eau, surtout si vous êtes resté longtemps exposé au soleil. Prenez également garde aux animaux et poissons dangereux. Ne rentrez pas dans la mer si elle est infestée de méduses, particulièrement si vous voyagez dans l’Indopacifique asiatique et en Australie, où elles sont particulièrement dangereuses. Lorsque vous marchez sur la plage ou pataugez dans l’eau, vous pouvez porter des sandales en plastique pour ne pas vous blesser.

Si vous vous rendez en Afrique, en Amérique latine ou en Asie, ne vous baignez pas en eau douce, qu’il s’agisse de lacs, rivières ou marigots. Vous vous exposeriez à des maladies telles que la leptospirose, causée par une bactérie, ou la bilharziose, due à un parasite capable de passer à travers la peau des baigneurs. Évitez également de marcher pieds nus dans de la boue ou de vous laver les mains ou les pieds dans des flaques d’eau, car elles peuvent aussi contenir des parasites.

Plongée sous-marine

Avant de partir en vacances de plongée, entraînez votre capacité physique, car les déplacements sous l’eau peuvent s’avérer très fatigants. Chaque base de plongée ou presque exige un certificat d’aptitude physique, qui peut souvent être délivré par un médecin proche du club. Mais si vous souffrez d’une pathologie chronique (maladie cardiovasculaire ou asthme, par exemple), mieux vaut consulter un médecin avant votre départ, pour vous assurer que votre état de santé est compatible avec la plongée. De manière générale, cette activité n’est pas recommandée aux femmes enceintes ni aux enfants. Elle ne devrait pas non plus être pratiquée par les personnes qui prennent des antidépresseurs, des somnifères ou des antalgiques puissants. L’éventuel traitement antipaludique ne pose en revanche pas de problème, s’il est bien toléré par l’organisme. En plongée, respectez scrupuleusement les indications de votre moniteur pour ne pas vous mettre en danger.

L’accident de décompression

Le principal risque pour la santé lié à la plongée est celui des accidents de décompression, en cas de remontée trop rapide. La pression environnante augmente en effet très nettement sous l’eau: dès 10 mètres de profondeur, elle est environ deux fois plus élevée qu’en surface. Il est important de respecter des paliers de décompression lorsqu’on revient en surface ou la baisse rapide de la pression risque de provoquer le dégagement de gaz en solution dans les fluides du corps. Ces gaz forment alors de petites bulles qui peuvent bloquer les vaisseaux sanguins. Les symptômes des accidents de décompression comprennent douleurs articulaires, vertiges, nausées et troubles respiratoires graves. Ils peuvent représenter un risque mortel et nécessiter une prise en charge médicale urgente.

Bon à savoir

La pression dans les avions, plus faible que celle rencontrée au niveau de la mer, est réglée pour correspondre à une altitude de 2500 mètres environ. Une personne qui plonge peu avant de prendre l’avion subit de nouveau une phase de décompression, potentiellement dangereuse. C’est pourquoi vous devriez vous abstenir de plonger durant les dernières 24 heures avant un vol en avion. Les séances de plongée profondes devraient même être évitées durant les 36 heures précédant le vol.

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Extrait de J’ai envie de comprendre… Ma santé en voyage, de Pascaline Minet, en collaboration avec le Dr Blaise Genton et la Dre Laurence Rochat, Ed. Planète Santé, 2015.

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