Prendre en compte la santé sexuelle

Dernière mise à jour 04/03/20 | Questions/Réponses
Abdulcadir
Interview de la Dre Jasmine Abdulcadir, responsable de la Consultation pour les femmes avec des mutilations génitales et de l’Unité des urgences gynéco-obstétricales des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

            

La santé sexuelle est-elle soumise aux influences sociales?

Dre Jasmine Abdulcadir  Oui. Au cours de l’histoire, certaines pratiques et savoirs médicaux en lien avec la santé sexuelle et reproductive féminine ont été imprégnés par la religion, la morale et les croyances socioculturelles. La physiologie et les organes sexuels féminins par exemple ont moins été étudiés ou représentés dans les textes, et sont donc moins connus.

La santé sexuelle de la femme est-elle mieux prise en compte dans les soins?

Je pense que c’est le cas. Les nouvelles générations de professionnels de la santé sont de plus en plus formées en matière de santé sexuelle, de dépistage et de prise en charge des violences, de genres et de diversités, etc. Plus largement, on arrive à envisager la personne dans sa santé globale, physique, psychologique, sociale et sexuelle.

Qu’en est-il de la prise en charge des violences sexuelles?

Nous sommes sensibilisés à la question des violences. Nos dossiers médicaux informatisés, par exemple, prévoient une case à cet effet, ce qui facilite le dépistage systématique. Aux urgences gynéco-obstétricales, nous avons depuis longtemps un protocole de prise en charge pour les patientes ayant subi une agression sexuelle, en collaboration avec la médecine légale, la Consultation VIH, l’Unité interdisciplinaire de médecine et de prévention de la violence, et la Policlinique de gynécologie. Un programme de simulation de constat d’agression sexuelle mis sur pied avec le centre de formation existe pour notre personnel médico-soignant et les médecins légistes.

__________

Article repris du site  pulsations.swiss

A LIRE AUSSI

Santé sexuelle
Les humains sont-ils monogames ou polygames?

Les humains sont-ils monogames ou polygames?

Les archéologues, les anthropologues et les biologistes sont d'accord sur un point: la question est complexe.
Lire la suite
Santé sexuelle
Non, l'excentricité sexuelle n'est pas une maladie mentale

Non, l'excentricité sexuelle n'est pas une maladie mentale

Faire entrer dans le DSM V les «troubles paraphiliques» est une décision superflue, non scientifique...
Lire la suite
Santé sexuelle
Supp_La Côte_Sexualité_idees_recues

Idées reçues sur la sexualité

En matière de sexualité, les préjugés sont nombreux. Petit jeu de… déconstruction:
Lire la suite
Articles sur le meme sujet
PS42_plaisir_sexuel_tête

Plaisir sexuel: bien dans sa tête avant tout

Mal-être, dépression, anxiété, addiction, etc. Il n’est pas facile d’avoir une vie sexuelle épanouie lorsqu’on rencontre – soi-même ou son partenaire – des difficultés psychiques ou que l’on fait face à des troubles psychiatriques.

Ils ont décidé de ne plus faire l’amour

Dans une société où le sexe est omniprésent, certaines personnes ont choisi l’abstinence. Témoignages et explications.
Supp_La Côte_Sexualité_idees_recues

Idées reçues sur la sexualité

En matière de sexualité, les préjugés sont nombreux. Petit jeu de… déconstruction:
Videos sur le meme sujet

L-Check, une consultation en santé sexuelle pour les femmes

Les femmes qui ont des rapports sexuels avec des femmes disposent enfin dʹune consultation dédiée.

La sodomie a-t-elle des impacts sur la santé?

Incontinence fécale, cancer, prolapsus ou constipation, Adrien Zerbini passe en revue les plus fréquentes inquiétudes liées à la sodomie, une pratique sexuelle de plus en plus courante.

Vous croyez tout savoir sur le vagin ?

" La Bible du Vagin ", cʹest le nom dʹun livre récemment traduit en français et écrit par Jen Gunter, une gynécologue canadienne.
Maladies sur le meme sujet
urinoirs

Urétrite (homme)

L'urétrite est une inflammation de l'urètre avec un écoulement anormal par le pénis. C'est la manifestation la plus fréquente d’une infection sexuellement transmise (IST) chez l’homme.