Une étude romande documente les conséquences durables des agressions sexuelles

Dernière mise à jour 01/05/26 | Audio
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Une agression sexuelle ne s’arrête pas au moment des faits. Ses conséquences peuvent se prolonger pendant des mois, parfois des années. Une vaste étude multicentrique menée en Suisse romande entre 2022 et 2024 montre que, chez une majorité de victimes suivies durant douze mois, les impacts psychologiques, physiques et sexuels restent importants longtemps après l’agression.

Les personnes suivies ont été évaluées à trois mois, puis à un an. Les résultats sont marquants : plus d’une personne sur deux souffre encore d’anxiété, près de sept sur dix présentent un stress post-traumatique probable, et les douleurs ou difficultés sexuelles restent fréquentes. Dépression, troubles du sommeil, fatigue, migraines, troubles digestifs ou douleurs chroniques font aussi partie des conséquences observées.

Ces données soulignent la nécessité d’un accompagnement spécialisé et durable, qui ne se limite pas à la prise en charge immédiate après l’agression. Elles posent aussi la question d’un suivi plus global, associant soins médicaux, soutien psychologique, accompagnement sexologique, aide sociale et soutien juridique.

Pour en parler, CQFD reçoit la Pre Jasmine Abdulcadir, responsable de l’Unité des urgences gynéco-obstétricales des HUG et investigatrice principale de cette étude.

Une émission CQFD - RTS La Première

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