Mon thérapeute est un Jack Russel

Dernière mise à jour 17/10/19 | Article
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La thérapie accompagnée d’un animal apporte de nombreux bienfaits. Aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), des chiens collaborent à la rééducation neurologique de certains patients.

Tous les matins, deux petites boules de poils agitent joyeusement leurs oreilles en arrivant à l’hôpital de Beau-Séjour. Roxy, une Jack Russel pleine d’énergie, bénéficie d’une attestation spéciale d’aptitude à travailler avec des patients. Coco, un teckel nain, est encore en apprentissage. Avec leur propriétaire Paola Giraldo, physiothérapeute aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), les deux chiens participent chaque jour à la rééducation de personnes neurolésées.

Cette méthode originale porte un nom: la zoothérapie. Un thérapeute, assisté par un animal, propose des interventions thérapeutiques très variées. Des chevaux, des cochons d’Inde ou même des dauphins peuvent ainsi aider à la rééducation de patients. «Les animaux sont un grand facteur motivationnel, explique la Dre Béatrice Leemann, spécialiste en neurorééducation et initiatrice du projet de zoothérapie aux HUG. Ils favorisent l’interactivité et augmentent la satisfaction au traitement proposé. Ils apportent aussi quelque chose de très important au niveau relationnel et clairement plus de sourires chez les patients.»

Promenades en laisse

Aux HUG, point de dauphin, mais des chiens. «Ce sont des animaux très joueurs, actifs et toujours volontaires, remarque Paola Giraldo. On peut les inclure dans de nombreuses activités, sans que cela nécessite une trop grande infrastructure.»

Edith a été hospitalisée en neurologie pour une opération. Elle a suivi plusieurs séances de rééducation accompagnée de Roxy. «Les animaux sont très importants dans ma vie, alors avoir un contact avec eux pendant la thérapie, c’était juste magnifique! Comme ma main gauche ne réagissait pas toujours bien, j’ai pu aller me promener avec la physiothérapeute et les chiens. J’ai pu me réhabituer à bien tenir la laisse, pour pouvoir promener mon chien en rentrant à la maison. Et surtout, cela m’a donné tellement de joie!»

Plaisir et bonne humeur

Les chiens apportent à la thérapie un aspect ludique important. Au lieu de demander au patient de ramasser un objet pour travailler sa motricité, le physiothérapeute propose de lancer la balle au chien. Autres exemples: une personne fragilisée, qui a besoin de reprendre le contrôle, peut donner des ordres à l’animal. Si un patient a de la peine à se déplacer, il s’exerce en promenant le chien. «Chaque séance est adaptée aux besoins et aux objectifs de rééducation du patient, souligne la Dre Leemann. En collaboration avec le reste de l’équipe interdisciplinaire, le thérapeute décide du type d’exercice que l’on peut proposer avec le chien.»

Au-delà de l’aspect purement thérapeutique, les animaux induisent aussi de la bonne humeur et une ambiance conviviale au sein du service. «Il n’est pas rare que des personnes d’autres étages de l’hôpital passent exprès pour voir les chiens», sourit Paola Giraldo. De plus, beaucoup de patients possèdent des animaux de compagnie à la maison et sont ravis d’en côtoyer pendant leur hospitalisation. «Il devrait y avoir des animaux dans tous les hôpitaux!», conclut la Dre Leemann en riant.

Un diplôme canin très sérieux

Avant de pouvoir travailler dans un hôpital, un animal doit passer toute une série de tests et respecter certains critères. La petite Roxy a suivi des cours d’éducation canine, puis des tests de maîtrise du comportement. Elle doit passer une visite chez le vétérinaire deux fois par an, et reçoit régulièrement un traitement antiparasitaire. Sa propriétaire, la physiothérapeute Paola Giraldo, a quant à elle suivi une formation de deux ans incluant des stages pour pouvoir intégrer Roxy dans sa pratique professionnelle.

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Article repris du site  pulsations.swiss

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