Scanner: vrai ou faux?

Dernière mise à jour 12/09/16 | Article
Des réponses aux idées reçues sur cet examen très utile pour poser un diagnostic précis.

Le scanner (CT-scan), appelé aussi tomodensitométrie, est un examen d’imagerie par rayons X. Il utilise un ordinateur pour assembler une série de prises de vue afin de créer des images détaillées en deux ou trois dimensions d’organes, de tissus, d’os ou de vaisseaux sanguins. Dans certaines situations, un produit de contraste permet de voir plus clairement les organes et les anomalies. Si cet examen a une place incontestable en médecine, son utilisation mérite d’être bien justifiée. Explications avec le Pr Christoph Becker, médecin-chef du service de radiologie des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG).

Les doses d’irradiation lors d’un scanner sont dangereuses pour la santé.

Faux. Si l’indication pour l’examen est bien posée, le bénéfice est toujours supérieur aux risques liés aux rayons X.

Un examen au scanner peut avoir des effets secondaires.

Vrai. Certains examens incluent l’injection d’un produit de contraste (médicament à base d’iode) par voie intraveineuse. Comme tout médicament, il peut provoquer des allergies. Cependant, elles sont rarement graves et le risque peut être fortement diminué en identifiant les antécédents allergiques de la personne. D’autres facteurs de risque concernent les patients avec une fonction rénale réduite, prenant des antidiabétiques ou des anti-inflammatoires oraux. Chez ceux-là, des mesures spécifiques sont appliquées (notamment, boire beaucoup).

Les allergies alimentaires empêchent de passer un scanner avec produit de contraste.

Faux. L’intolérance aux poissons, fruits de mer ou fraises n’est pas une contre-indication à cet examen. Un sentiment de chaleur ou de nausée lors d’un précédent examen n’empêche pas d’en refaire un autre.

Une femme enceinte ne peut pas faire de scanner.

Faux. Il faut distinguer deux cas de figure. Si l’examen porte sur une région qui n’implique pas le fœtus (scanner cérébral, recherche d’embolie pulmonaire), il peut être réalisé comme chez n’importe quel patient. S’il s’agit de l’abdomen, on choisit des techniques non irradiantes. Cependant, après une échographie non concluante et si l’état général le nécessite, un scanner, généralement à doses réduites, peut être réalisé.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) peut toujours remplacer un CT-scan.

Faux. L’IRM donne d’autres informations que le scanner. C’est un examen plus long et plus contraignant au niveau logistique. Il cible davantage certaines régions (cancer du sein, de la prostate), et différencie mieux les tissus mous (muscles, tendons) et le système nerveux central. Pour certaines pathologies, les deux examens sont complémentaires.

La radio standard va finir par laisser place au scanner et à l’IRM.

Faux. Grâce à sa facilité de réalisation, à sa disponibilité et à son faible coût, l’information d’une radiographie est largement suffisante pour répondre aux questions du médecin dans un grand nombre de situations (fractures, pneumonie).

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Source

Magazine Pulsations - http://www.hug-ge.ch/sites/interhug/files/pulsations_mai_juin_2015.pdf

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