Répondants pour la vie

Dernière mise à jour 24/01/22 | Article
PULS_premiers_repondants
Pas moins de 1’500 bénévoles sont mobilisables pour pratiquer une réanimation cardiaque en attendant l’arrivée des secours. Ce réseau, mis en place en 2019, a fait ses preuves.

Pour en savoir plus

www.save-a-life.ch

Pour sauver une personne qui vient de faire un arrêt cardiaque, il faut que les secours arrivent en moins de six minutes… Passé ce délai, la personne est vouée à une mort certaine et, après quatre minutes déjà, elle souffrira de lésions neurologiques graves. Chaque minute compte pour éviter une issue tragique. Raison pour laquelle le réseau «Save a life» a été mis en place à Genève en octobre 2019. «Il est constitué d’environ 1 500 bénévoles qui ont suivi une demi-journée de formation en réanimation cardiaque et passé un examen pratique. Une fois leurs aptitudes vérifiées par l’association Save a life, ces premiers répondants téléchargent une application. En cas d’urgence, la centrale du 144 leur envoie une alerte leur demandant s’ils sont prêts à intervenir dans la zone géographique concernée. Si c’est le cas, ils le font savoir via l’application et nous pouvons alors les géolocaliser», explique le Dr Robert Larribau, responsable des urgences santé 144. Les premiers répondants les plus proches sont envoyés à l’adresse de la personne en difficulté et, le cas échéant, ils sont avertis de la présence d’un défibrillateur public à proximité du lieu de l’intervention.

«En 2020, 176 alarmes ont été envoyées et, dans 69% des cas, les premiers répondants sont arrivés avant les secours. Le temps qui s’écoule entre la syncope et la pratique d’un massage cardiaque est déterminant pour la survie. Commencer à masser ne serait-ce qu’une ou deux minutes avant l’arrivée de l’équipe médicale peut vraiment faire la différence», poursuit le spécialiste. Le Dr Larribau aimerait que le nombre de premiers répondants atteigne les 5 000 personnes et que celui des défibrillateurs publics augmente aussi, bien qu’il ait déjà triplé depuis la mise en fonction du réseau «Save a life».

________

Article repris du site  pulsations.swiss

A LIRE AUSSI

Angine de poitrine
Infarctus et attaque cérébrale: les signes d’alarme

Infarctus et attaque cérébrale : les signes d’alarme

Dans les deux tiers des cas à peu près, l’organisme manifeste des signes précurseurs de l’infarctus du...
Lire la suite
Hypertension
effets_hypertension_oeil

Les effets de l’hypertension artérielle sur l’œil

L’hypertension artérielle présente de nombreuses comorbidités, dont des atteintes ophtalmologiques. Observables...
Lire la suite
AVC
Une aspirine par jour dès 50 ans?

Une aspirine par jour dès 50 ans?

Efficace contre la fièvre et les douleurs, ce médicament prévient les accidents cardiovasculaires dans...
Lire la suite
Articles sur le meme sujet
sauver_vies_vous_jouer

Sauver des vies: à vous de jouer!

L’Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) encourage la population à se former aux gestes qui sauvent en cas d’arrêt cardio-respiratoire.
Activité sexuelle: gare aux cœurs sensibles!

Activité sexuelle: gare aux cœurs sensibles!

Malgré qu’elle soit davantage connue comme source de plaisir et de détente, l’activité sexuelle peut aussi se révéler dangereuse, voire fatale pour les personnes souffrant de maladies cardiaques. Pourquoi le cœur lâche-t-il subitement et quels sont les patients concernés par ce risque?

Le cœur, pompe autonome mécanique et électrique

Plus que tout autre organe du corps humain, le cœur est vital. L’entraîner en pratiquant une activité physique régulière et en mangeant sainement est utile pour prévenir les maladies qui peuvent le toucher.
Videos sur le meme sujet

Pourquoi un choc en plein cœur peut tuer ou sauver

Comment se fait-il que lorsquʹune personne subi un choc sur la poitrine cela peut dans certains cas la tuer et dans d'autres la sauver?

Le sport après un arrêt cardiaque, une bonne idée

Faire du sport après un arrêt cardiaque peut sauver votre vie.

La survie des victimes d’arrêts cardio-respiratoires multipliée par deux à Genève

Selon une récente étude, à Genève, le taux de survie à significativement augmenté lorsqu'une personne se retrouve en arrêt cardio-respiratoire.