Qu’est-ce que le métabolisme?

Dernière mise à jour 04/04/12 | Le saviez-vouz
Calibres de poids
Le métabolisme est défini par le niveau de calories brûlées par l’organisme. Les facteurs importants qui le déterminent sont soit modifiables soit pas. Le point sur ces paramètres.

Parmi les facteurs non modifiables qui caractérisent le métabolisme, on trouve l’hérédité et l’âge. Sinon, sa composition corporelle est dépendante du niveau d’activité physique et du nombre de régimes farfelus que l’on s’inflige, qui donnent parfois lieu au fameux «yoyo» dû aux pertes et gains de poids successifs. Et surtout, on peut contrôler son type d’alimentation.

Voici deux secrets pour activer le métabolisme:

  1. Cesser de faire des régimes.
  2. Etre physiquement actif.

 Et  voici en sus quelques conseils:

Le petit-déjeuner  est le «démarreur» du métabolisme après sa mise en veille durant la nuit. Dans l’heure qui suit l’éveil, un petit déjeuner équilibré enclenche la machine calorique et stimule le métabolisme grâce aux nutriments et aux vitamines qu’il contient. Même si l’on n’a pas vraiment faim quand on se réveille le matin, il faut tenter de manger quelque chose. Un verre de jus d’orange ou un verre de lait valent mieux que rien.

Le secret pour stimuler le métabolisme, c’est l’activité, l’endurance et l’exercice de force/résistance! Il faut donc bouger, avec ou sans sport!

Par exemple, on peut regarder la télévision en bougeant. Abandonner la télécommande et se lever pour changer les chaînes. Et pour compenser une heure de télévision par jour,  donc une heure d’inactivité, on peut faire 1 heure d’exercice d’intensité soutenue par semaine, même en plusieurs tranches (2 × 30 min, 3 × 20 min ou 4 × 15 min).

Prise de poids et métabolisme paresseux

Les 10 à 15% des individus avec un problème de poids ont un métabolisme abaissé, donc paresseux. Résultat, ils prennent du poids facilement. Dans ce cas, il est aussi possible d’effectuer un exercice de force: plus on se muscle, plus la masse musculaire s’accroît et donc, plus le métabolisme de repos augmente. En revanche, un exercice d’endurance augmente davantage son métabolisme mais principalement pendant la durée de l’exercice. On notera qu’une combinaison des deux types d’exercices est idéale pour obtenir un effet optimal.

Si son métabolisme est paresseux, on peut aussi effectuer un exercice d’endurance (même d’intensité faible) au minimum d’une heure. Par exemple, du walking (marche rapide), de la gymnastique douce, de la natation, de l’aquagym, ou encore de la marche soutenue.

En augmentant  la masse musculaire de 1 kilo, le métabolisme augmente de 30 kcal du métabolisme basal, donc les besoins énergétiques augmentent de 30 kcal sur 24 heures. En effet, la masse maigre (muscles + organes) dépense 30 kcal par kilo par 24 heures, alors que la masse grasse ne dépense que 5 kcal par kilo et par 24 heures. Plus un individu est musclé et plus ses besoins caloriques sont élevés. Cela explique aussi la différence de dépense énergétique entre homme et femme (l’homme dépense environ 20% de plus que la femme car il est plus musclé).

Métabolisme et régimes

Jeûner diminue  son métabolisme, manger l’augmente! Lors d’un un régime avec un apport calorique réduit de manière substantielle, le métabolisme plonge!

La perte de poids stagne alors que l’on continue à suivre un régime restrictif. Le même processus s’enclenche lorsque l’on saute des repas ou que l’on arrête de manger volontairement pendant plus de 10 heures (la journée).

Notre conseil:  il faut booster son métabolisme en mangeant régulièrement (3-4 repas de quantités raisonnables). Comme analogie, on peut prendre un feu qui a besoin de bois pour brûler! Le métabolisme  a besoin d’aliments pour bien «démarrer».

Il existe des stratégies simples pour modifier son comportement journalier. Une succession de petits changements engendrent des effets substantiels à long terme!

Référence

Extrait de «Alimentation et surpoids à l’adolescence, Manuel de prévention et ateliers pratiques»,  Dr Dominique Durrer et Yves Schutz, Médecine et Hygiène, 2010.

A LIRE AUSSI

Microbiote
Il est parfois difficile de distinguer les douleurs de l’intestin de celles de l’estomac

Maux de ventre et ballonnement, ça s’explique

Au plaisir de déguster un bon repas se succèdent parfois des désagréments digestifs tels que des maux...
Lire la suite
Anémie
Femme fatiguée

Le manque de fer touche surtout les femmes

Lors de grosses fatigues, on oublie souvent de chercher du côté d'une carence en fer. Or, ce phénomène...
Lire la suite
Constipation
selles_disent

Les selles et leurs mystères

Aspect, forme, couleur, odeur: nos fèces livrent quantité d’informations sur notre état de santé. Voici...
Lire la suite
Articles sur le meme sujet
Puls_jeune_fausse_idee

Le jeûne, une fausse bonne idée

Le jeûne véhicule une image de pureté, de maîtrise de soi et de santé. Mais cesser de s’alimenter pendant plusieurs jours est-il vraiment raisonnable pour la santé? Le point avec le Pr Claude Pichard, responsable de l’unité de nutrition aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).
PULS_junior_vegetarienne

«Ma copine est végétarienne»

A la cantine, de l'escalope de dinde est au menu du jour. Rose, à la place, mange du tofu car elle est végétarienne. Comme elle, de plus en plus d'enfants et d'adolescents renoncent à la viande, voire à tout produit animal. Mais au fait, est-ce bon pour la santé?
regime_cetogene_maigrir

Le régime cétogène, la bonne recette pour maigrir?

Cette année, c’est lui qui fait le buzz parmi les régimes estivaux. Manger plus gras et beaucoup moins sucré, tel est le principe surprenant de cette diète. Est-ce que ça marche? À quel prix?
Videos sur le meme sujet

Manger gras pour rester en bonne santé?

C'est le sucre qui nous rend malades, pas le gras! Diabète, obésité, syndromes métaboliques et foie gras sont le résultat de la montagne de sucre que nous avalons, y compris dans les produits allégés.

Paléo–Vegan: le choc des régimes

En 50 ans, notre nourriture a davantage changé que ces 10'000 dernières années. Face à son industrialisation croissante et les inquiétudes qu’elle crée, les régimes parfois extrêmes se multiplient.

Paléo – Vegan: le choc des régimes

En 50 ans, notre nourriture a davantage changé que ces 10'000 dernières années.