Laurent Perroton: «La douleur, je connais»

Dernière mise à jour 17/11/16 | Questions/Réponses
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Entraîneur de Star Forward depuis 2011, le charismatique Laurent Perroton s’engage pour son sport avec une passion dévorante. Le sportif fréquente peu les médecins mais soigne son hygiène de vie.

BIO EXPRESS

1973 Naît le 14 septembre à Lyon à proximité d’une patinoire, cours Charlemagne.

1976 Commence à patiner dans les traces de son père, gardien de la première équipe et entraîneur des juniors du Lyon Hockey Club.

1995 Dispute son premier match en tant que professionnel avec le Lyon HC.

2003 Devient entraîneur de la première équipe de Star Lausanne et du mouvement juniors du Lausanne Hockey Club (LHC).

2011 Débute sa collaboration avec Star Forward. Son contrat court jusqu’au 30 mars 2019.

2016 Naissance de Valentina, son troisième enfant. Hugo (né en 2003) et Emma (née en 2005) la précèdent.

 

Êtes-vous attentif à votre hygiène de vie et que faites-vous au quotidien pour prendre soin de votre santé?

Oui, j’y suis attentif. Je ne bois pas d’alcool et je ne consomme pas de tabac. Je fais aussi du sport, même les jours de match, parce qu’on grossit rapidement après une carrière de sportif professionnel si l’on arrête de bouger. Sur le plan de l’alimentation, j’ai l’aide de mon épouse qui s’intéresse à la diététique et cuisine des plats sains. Un entraîneur en forme, ça donne une meilleure image, y compris à ses joueurs!

Comment gérez-vous le stress?

Tant bien que mal. Je vois surtout son effet sur mon poids. Avant et après les jours de compétition, on a tendance à être boulimique, qui plus est après une bonne victoire ou une mauvaise défaite. En période de play-off, on mange à de mauvaises heures, ce qui multiplie les en-cas. J’ai donc une prise de poids à gommer après chaque saison. Et ça m’agace. Autre impact du stress sur moi, je dors très peu après les matchs. Si l’on reste en play-off jusqu’à la finale, ça représente un mois et demi de mauvaises nuits.

En matière de santé, êtes-vous plutôt hypocondriaque ou «on verra bien»?

«On verra bien!» Je ne vais jamais chez le médecin. J’ai pourtant eu de graves blessures en tant que joueur… La douleur, je connais.

Votre carrière vous a endurci?

J’ai joué avec des doigts cassés, avec les ligaments croisés rompus. Je me suis cassé le poignet deux fois. J’ai eu les dents brisées, des fractures au pied. Les coupures, on ne les compte plus et nous jouions sans protège-dents. Être «dur au mal», cela renforce les qualités mentales d’un sportif mais cela amène moins de compassion pour des gens plus fragiles, qu’il s’agisse de mes joueurs ou de mes proches. J’essaye de m’améliorer sur ce point.

Êtes-vous fidèle à votre médecin?

Oui, dans la mesure où je le vois tous les dix ans! (rires) Ceci dit, je peux montrer mes petits bobos au staff médical de la patinoire.

Avez-vous recours aux médecines alternatives?

Non, pas du tout.

Y a-t-il une maladie qui vous effraie particulièrement, et pourquoi?

J’y pense peu. Peut-être le cancer car des proches l’ont eu… Sinon, étant donné mon activité débordante et le fait que je bouge beaucoup, je souffrirais beaucoup d’être immobilisé. Et ce serait difficile de me voir ainsi dans le regard des autres. Le cas échéant, je préférerais que ça s’arrête rapidement.

Quel regard portez-vous sur le système de santé suisse et sur l’offre en matière de santé dans la région?

Il me semble clair que nous sommes privilégiés. Par le biais des joueurs, je suis en contact avec différentes équipes médicales. Par rapport à la France, mon pays d’origine, l’offre est considérable en quantité et en qualité.

_________

Source: Paru dans le supplément «Votre santé» du Quotidien de La Côte, novembre 2016.

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