Balanite

Dernière mise à jour 22/11/13 | Maladie
La balanite

La balanite est une inflammation de l’extrémité de la verge, et plus précisément du gland.

Brève description

La balanite est une inflammation de l’extrémité de la verge, et plus précisément du gland. Si le prépuce (peau qui recouvre le gland) est aussi enflammé, on parle de balano-posthite.

 

La balanite est une affection fréquente qui touche les hommes et les garçons non circoncis. Comme elle apparaît le plus souvent en l’absence de relations sexuelles, la balanite n’est en général pas considérée comme une IST (infection sexuellement transmise). Rarement, elle accompagne cependant une syphilis ou un herpès ; on parle alors d’IST.

Bien traitée, la balanite n’est pas grave en soi, elle est cependant gênante au quotidien.

Symptômes

Un ou plusieurs des signes ou symptômes suivants peuvent être présents :

  • rougeur diffuse ou petites taches rouges sur le gland et le prépuce
  • ulcérations de forme circulaire
  • gonflement ou œdème du gland
  • odeur inhabituelle, malodorante ou désagréable
  • écoulement au niveau de l’orifice urétral

 

La balanite peut également s’accompagner, mais pas toujours, de démangeaisons, d’un inconfort, voire de douleurs au niveau du gland. Très souvent, elle interfère avec les activités de la vie quotidienne, ainsi qu’avec les relations sexuelles qu’elle rend inconfortables. Dans de rares cas, la personne atteinte peut aussi éprouver des difficultés à uriner.

Causes

Plusieurs facteurs peuvent provoquer une balanite :

  • des bactéries, des champignons, des parasites ou des virus
  • une irritation chimique (savon) ou mécanique (frottement)
  • des maladies de la peau comme l’eczéma ou le psoriasis.

 

Les infections à champignons et les irritations chimiques sont les causes les plus fréquentes. D’une part, l’humidité et la chaleur caractéristiques de cette région favorisent la multiplication des germes ou des champignons habituellement présents sur la peau du gland et sur le prépuce. D’autre part, une hygiène inadéquate, à savoir une élimination insuffisante des secrétions normales du prépuce, ou au contraire un usage excessif de savon, jouent également un rôle.

Facteurs de risque

Certaines maladies comme le diabète ou la présence d’un phimosis (rétrécissement de la peau du prépuce en avant du gland qui empêche de le décalotter, c’est-à-dire de découvrir le gland en tirant le prépuce vers le bas du pénis) augmentent le risque de survenue d’une balanite.

Chez l’enfant, le fait de prendre des antibiotiques est également un facteur de risque.

Traitements

Il n’est pas toujours facile d’identifier la cause de la balanite, mais lorsque c’est possible, le traitement précoce permet de raccourcir la durée de celui-ci.

 

Le traitement des balanites dépend de la cause, mais la plupart peuvent être guéries par un traitement de la région concernée, c’est-à-dire appliqué sur le gland ou le prépuce, associé à une bonne hygiène (baigner la verge dans un gobelet propre rempli d’eau tiède et de camomille ; pour augmenter l’efficacité, il faut essayer de rétracter la peau du prépuce qui recouvre le gland, mais cela n’est pas toujours possible en raison de l’inflammation ou de la douleur).

Ainsi, les bains et l’application de diverses crèmes ou pommades désinfectantes avec ou sans cortisone suffisent en général, mais un traitement complémentaire de comprimés à avaler est parfois nécessaire. Il s’agit de médicaments antifongiques en présence de champignons, d’antibiotiques contre les bactéries, ou encore d’antiparasitaires en cas de parasitose.

 

Lorsque la balanite est d’origine mécanique ou due à une irritation, le traitement consiste à éliminer au plus vite la cause et notamment de stopper l’exposition au produit irritant.

 

En présence d’un phimosis, une circoncision (opération consistant à retirer la peau du prépuce) pourra être proposée.

Evolution et complications

En général, un traitement adéquat permet de faire disparaître définitivement la balanite.

Cependant lorsque la balanite récidive, cela signifie qu’un autre facteur est vraisemblablement en cause, en plus des agents infectieux ou chimiques invoqués au cours du(des) premier(s) épisode(s). Dans ce cas, une maladie de la peau doit être recherchée et, pour la confirmer, une biopsie de la peau de la région atteinte peut être nécessaire (voir : Examens).

Prévention

La prévention des balanites repose sur une bonne hygiène locale (rétraction du prépuce e lavage soigneux afin d’évacuer les sécrétions physiologiques).

Dans la majorité des cas, il est préférable de ne pas utiliser de savon ou de savon-gel pour nettoyer le prépuce et le gland. Sinon, il est conseillé d’utiliser des produits avec un pH neutre.

Quand contacter le médecin ?

Une balanite ne justifie pas un appel au 144, mais certaines situations (difficultés ou impossibilité d’uriner) peuvent nécessiter un appel au médecin ou à une centrale de garde en dehors des heures ouvrables.

 

Une consultation chez le médecin traitant (pendant les heures ouvrables) est nécessaire lorsque des signes ou des symptômes évoquant une balanite apparaissent (voir : Symptômes).

 

Une consultation directement chez l’urologue (pendant les heures ouvrables) est recommandée en cas de problèmes pour uriner (troubles mictionnels)

 

Si un écoulement urétral est présent, une consultation est également indiquée pour la ou le partenaire sexuel en cas de mise en évidence d’une maladie sexuellement transmissible.

Informations utiles au médecin

S’il suspecte ou diagnostique une balanite, le médecin recherchera principalement les facteurs qui favorisent la survenue de la balanite, tels qu’un diabète, un phimosis (rétrécissement du prépuce), la présence éventuelle d’une infection génitale chez la/le partenaire, d’un rapport sexuel à risque (sans préservatif) ou encore d’une maladie de la peau (eczéma, psoriasis).

Il s’intéressera également aux modalités de l’hygiène intime (utilisation de savons ou de produits potentiellement irritants).

Examens

En présence de symptômes évocateurs d’une balanite, l’examen clinique est centré sur la verge, le scrotum et les régions inguinales (plis de l’aine), à la recherche d’une éventuelle augmentation du volume des ganglions.

 

Un agent infectieux (champignon, bactérie, parasite ou virus) peut être mis en évidence au moyen d’un prélèvement local sur un coton-tige qui sera ensuite mis en culture. Si le résultat est positif, le laboratoire indique aussi quel médicament est efficace pour traiter l’infection.

Attention cependant au fait qu’un traitement antiseptique local préalable peut rendre les prélèvements faussement négatifs et empêcher un diagnostic précis.

 

Parfois, une prise de sang complète les tests microbiologiques sur les prélèvements.

 

En présence d’une récidive, une biopsie peut être indiquée pour définir la cause exacte de la balanite. Cette petite intervention s’effectue en anesthésie locale, soit par application préalable d’une crème anesthésiante, soit par injection d’un anesthésique dans la région de la biopsie.

La biopsie permet notamment de confirmer l’existence d’une maladie dermatologique comme l’eczéma, le psoriasis ou encore la présence d’une précancérose (lésion non cancéreuse mais susceptible de le devenir si on la laisse évoluer).

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