Neurone

Dernière mise à jour 20/10/11 | Article
Schéma de base du fonctionnement des neurones
La plasticité du cerveau, autrement dit, l’aptitude du cerveau à créer de nouveaux circuits n’a pratiquement pas de limite et ceci jusqu’à la fin de notre vie.

En l’état actuel de nos connaissances, une cellule nerveuse ou neurone ne se renouvelle pas, contrairement à toutes les autres cellules de notre corps. Elle perd cette possibilité à la fin de la vie intra-utérine. Nous possédons par conséquent toutes nos cellules nerveuses avant notre naissance. Nous en avons suffisamment, entre 100 et 150 milliards pour vivre bien jusqu’à un âge avancé, à condition de les respecter. Les respecter, c’est ne pas leur donner des ordres inappropriés, les empêchant de travailler correctement, pour ne pas perturber les fonctions qui nous maintiennent en vie, la thermorégulation, le contrôle de la prolifération cellulaire, l’immunologie, la circulation, la respiration, la digestion. Si par la volonté, elles reçoivent des ordres, elles ne peuvent pas les esquiver. Cela se traduit par une activité électro-chimique. Si le cerveau est capable par une hygiène de vie adéquate d’harmoniser les stimulations qu’il reçoit, l’équilibre est maintenu. Si les stimulations sont excessives, elles irradient dans le corps et provoquent des symptômes. Un excès chronique de stimulations entraîne un état d’épuisement physiologique et, à terme, des maladies par altération des fonctions physiologiques vitales.

Toutes nos cellules nerveuses communiquent les unes avec les autres. Une cellule nerveuse capte l’information qu’elle reçoit, la régule et la transmet à sa voisine sous forme d’un courant électrique d’origine chimique. On appelle ce mécanisme neuro-transmission et les substances chimiques qui passent d’une cellule à l’autre neuro-transmetteurs. Il existe des neuro-transmetteurs activateurs qui créent un courant électrique positif et des neuro-transmetteurs inhibiteurs qui engendrent un courant électrique négatif. L’équilibre entre ces courants assure la survie de la cellule nerveuse et du cerveau.

La membrane cellulaire joue un grand rôle dans la neuro-transmission. C’est une éponge plus ou moins perméable selon sa charge électrique. Lorsque la charge électrique est adéquate, la neuro-transmission est efficace, lorsqu’elle est inappropriée la neuro-transmission est défectueuse et entraîne une multitude de troubles sur lesquels notre volonté n’a pas de prise directe (sommeil, humeur, anxiété, concentration, démémorisation, etc.). Certains médicaments psychotropes comme les antidépresseurs et les neuroleptiques agissent en améliorant la neuro-transmission.

A l’heure actuelle on recense 15 neuro-transmetteurs activateurs, dont les catécholamines (la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine). Le neuro-transmetteur inhibiteur le plus connu est le GABA (acide gamma-amino-butyrique), de loin le neuro-transmetteur le plus répandu dans le cerveau. Principalement grâce au GABA, les neurones sont soumis à une inhibition constante, sans laquelle la sensibilité extrême du cerveau conduirait à la mort par hyperexcitation cellulaire.

Les neuro-transmetteurs produisent dans le cerveau des circuits d’une complexité inouïe. On appelle neuro-modulation le mécanisme régulateur assurant l’intégrité de ces circuits. La plasticité du cerveau, autrement dit, l’aptitude du cerveau à créer de nouveaux circuits n’a pratiquement pas de limite et ceci jusqu’à la fin de notre vie.

Quelle place, dans cette perspective pour la psychothérapie ? C’est la capacité pour l’homme de mettre en place par son esprit dans le cadre d’une relation de nouveaux circuits cérébraux, une nouvelle mémoire, basée sur une réflexion personnelle et une expérience ; des circuits susceptibles par leur efficacité croissante de neutraliser l’impact des anciens circuits déterminés par des mécanismes de survie.

Couverture du Petit lexique de la psychothérapie

Source

Retrouvez d'autres mots essentiels dans le Petit lexique de la Psychothérapie du Dr François Adler aux éditions Georg.

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