L’infertilité, une épreuve pour le couple

Dernière mise à jour 02/10/18 | Article
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Alors que le diagnostic d’infertilité est le point de départ d’un long processus, les épreuves ne s’arrêtent pas là. La procréation médicalement assistée (PMA) est une étape difficile pour la patiente et son conjoint, et nécessite un suivi infirmier et psychologique.

Les couples qui consultent un médecin parce qu’ils n’arrivent pas à avoir d’enfant sont confrontés à des doutes importants. À chaque étape du long processus pour obtenir une grossesse, la patiente traverse des épreuves physiques et le couple peut vivre des déceptions difficiles à gérer. Il est primordial qu’un soutien infirmier et psychologique soit disponible pour chacun.

La prise en charge infirmière

L’encadrement infirmier des actes médicaux joue un rôle primordial dans la prise en charge des couples infertiles. Il permet à la patiente d’avoir les informations nécessaires pour comprendre tous les aspects techniques et médicaux de son traitement d'aide à la procréation. Les infirmier-ières encouragent la patiente ou son conjoint à réaliser eux-mêmes les injections d’hormones. Ils expliquent en détail comment administrer ces injections sous-cutanées et fournissent des instructions écrites.

Le couple peut discuter de chaque difficulté rencontrée avec le corps infirmier qui le suit: les effets secondaires des médicaments, la fréquence des rapports sexuels dirigés, les risques d’échecs ou de grossesse multiple après un transfert d’embryon, le coût des traitements… Les angoisses, les craintes, la tristesse et les espoirs de la patiente et de son conjoint doivent être exprimés à chacun de ces stades à l’infirmier-ère qui sera le fil conducteur entre le couple et l’équipe médicale.

Le suivi psychologique

Malgré le suivi médical et infirmier, le couple peut se sentir dépassé et angoissé par les épreuves qu’il traverse pour avoir un enfant par procréation médicalement assistée (PMA). Le chemin peut être plus long et plus douloureux que prévu, et aussi attaquer la solidité des liens affectifs entre la patiente et son conjoint. C’est pourquoi l’aspect psychologique est essentiel dans le vécu de l’infertilité par les deux personnes du couple.

Il n’y a pas de certitude sur le lien de cause à effet entre le bien-être psychologique du couple et la réussite du traitement qui aboutit à une grossesse. Par contre, beaucoup d’études et de témoignages racontent l’importance de la prise en charge psychologique et des échanges humains pour faire face aux aléas. Elle participe à la force mentale et à la sérénité avec lesquelles les patientes font face aux épreuves du traitement et aux échecs. Le soutien psychologique permet aussi de gérer le stress auquel sont confrontés la femme et l’homme dans leur quotidien. Cette prise en charge est inscrite dans la loi sur la PMA qui stipule qu’une «assistance psychologique doit être offerte avant, pendant et après le traitement».

Renoncer à la procréation et choisir l’adoption

Le choix de l’adoption peut être abordé franchement par le couple avec les infirmier-ères et les psychologues qui le suivent. Les questions des implications d’avoir un enfant «venu d’ailleurs» et d’accueillir chez soi cet enfant doivent être posées, car la démarche d’adoption est fastidieuse et peut prendre plusieurs années. Comme la PMA, cette démarche demande beaucoup d’investissement mental de la part du couple, sur une très longue période. La demande d’adoption peut aussi essuyer un revers et ne pas aboutir.

La liste des pays où les procédures d’adoption sont possibles change régulièrement, certains décidant d’ouvrir ou de bloquer le départ de ses jeunes enfants à l’étranger. Plusieurs sites internet donnent toutes les informations nécessaires pour entreprendre une démarche d’adoption selon le canton de résidence tels que www.adopte.ch, www.espace-adoption.ch et www.hddh.net

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Adapté de J’ai envie de comprendre… La procréation médicalement assistée (PMA), d’Aurélie Coulon et le Dr Nicolas Vulliemoz, en coll. avec le Pr Alexandre Mauron, Editions Planète Santé, 2018.

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En fonction de l'âge, il est conseillé de consulter après six mois ou une année de tentatives infructueuses pour mettre en route une grossesse. L'absence de règles pendant six mois sans grossesse doit aussi amener à consulter. Enfin, il est bon de se rappeler que dans la moitié des cas la cause de l'infertilité se trouve chez l'homme.

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