Les allergies aux hyménoptères

Dernière mise à jour 17/08/17 | Article
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En moyenne, trois personnes par année décèdent en Suisse des suites d’une piqure d’hyménoptère. Une allergie plutôt fréquente, qui peut avoir de graves conséquences et doit donc être surveillée avec attention.

 Dans la population générale, la fréquence des réactions allergiques dues à une piqûre d’hyménoptère (abeille, guêpe, frelon) se situe entre 0,5 et 5%.

Parce que leur venin contient des substances toxiques, tout le monde réagit à une piqûre de guêpe, d’abeille ou de frelon. La plupart des gens vont faire une petite réaction normale, à savoir un gonflement local douloureux mais modeste (inférieur à deux centimètres), accompagné d’une démangeaison, qui disparaît en quelques heures. Vraiment pas de quoi s’affoler.

Il peut arriver chez certaines personnes que la réaction locale soit plus impressionnante et que le gonflement dépasse dix centimètres de diamètre. Exemple: une guêpe vous pique le doigt et c’est toute la main qui prend des allures de baudruche. Il s’agit certes d’une réaction locale importante, mais qui ne laisse pas présager une réaction allergique ultérieure. A retenir: le premier stade de l’allergie est une urticaire à distance du lieu de la piqûre.

Chez les enfants

Très exposés par leur mode de vie, les enfants sont souvent la cible des hyménoptères et développent, pour un certain nombre, des allergies. Heureusement, une majorité d’entre eux vont s’améliorer spontanément. Pour les autres qui présentent des réactions sévères, une désensibilisation pourra leur être proposée.

Manifestations généralisées

Chez les allergiques, en revanche, une banale piqûre peut déclencher des réactions, dites anaphylactiques, autrement plus inquiétantes: urticaire, gonflement de toute la face, troubles digestifs, gêne respiratoire, crise d’asthme, voire, dans de rares cas extrêmes, un état de choc avec perte de connaissance.

En général, les symptômes sont immédiats, apparaissant dans la demi-heure qui suit la piqûre. Passé ce délai, les risques de développer une réaction grave diminuent.

A noter qu’un pourcentage non négligeable de la population présente des tests cutanés positifs sans être pour autant allergique. Raison pour laquelle le diagnostic est d’abord basé sur les signes cliniques décrits par le patient. En complément, des tests cutanés et sanguins permettent d’identifier précisément le venin auquel le patient est sensibilisé. Une information indispensable si une désensibilisation est envisagée.

Evolution imprévisible

A moins d’avoir déjà fait une réaction généralisée, on ne peut jamais savoir qui présentera un problème allergique sévère. La plupart des patients allergiques vont développer le même genre de symptômes d’une piqûre à l’autre, par exemple une urticaire ou des vomissements. Pour ceux qui ont déjà eu une très forte réaction, la perspective d’y être confrontés à nouveau peut se révéler très angoissante. Une bonne nouvelle pour eux: la désensibilisation spécifique aux venins d’hyménoptères donne d’excellents résultats.

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Extrait de:

J’ai envie de comprendre… Les allergies, de Suzy Soumaille, en collaboration avec Philippe Eigenmann, Ed. Planète Santé, 2013.

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