Les mécanismes moléculaires de la vision des couleurs
Présentes dans les cônes de la rétine, ces opsines réagissent à différentes longueurs d’onde associées au bleu, au vert, au rouge et au jaune. Le cerveau compare ensuite les signaux transmis par les trois types de cônes pour reconstituer les milliers de couleurs que nous percevons.
Particulièrement sensibles à la lumière, instables et difficiles à maintenir dans leur environnement naturel, ces protéines ont dû être étudiées dans l’obscurité, à basse température et sous une très faible lumière rouge. Des méthodes basées sur l’intelligence artificielle ont également permis de les stabiliser sans modifier leur fonctionnement.
Cette avancée révèle les mécanismes moléculaires qui permettent aux opsines de capter la lumière, de transmettre rapidement l’information puis de se réinitialiser. Elle pourrait aussi aider à mieux comprendre les mutations responsables de troubles comme le daltonisme et, à plus long terme, contribuer au développement de traitements ciblés.
Avec Polina Isaikina, chercheuse à l’Institut Paul Scherrer et autrice de l’étude publiée dans la revue Science.
Une émission CQFD - RTS La Première
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