Ces gestes qui font du bien à notre mémoire

Dernière mise à jour 10/11/16 | Article
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Faits simples et marquants retenus avec aisance ou, au contraire, difficiles à retenir. Notre mémoire a besoin d’exercice, mental mais aussi physique, pour bien fonctionner. Conseils.

1. Préserver son sommeil

En moyenne, notre sommeil occupe un tiers de notre vie. Lors de cette parenthèse nocturne, notre mémoire, loin de se mettre en veille, profite de l’accalmie de l’activité corporelle pour se consacrer à la consolidation de nos souvenirs. Ainsi, les neurones activés pendant la journée vont se réactiver durant le sommeil pour donner lieu à un tri et à une indexation des informations importantes qu’ils auront véhiculées. Un sommeil réparateur permettra donc de faciliter le processus de rétention des souvenirs.

2. Enrichir son quotidien

Gage de performance et d’une meilleure résistance au poids des ans, la sollicitation de notre mémoire est un travail payant et pas aussi rébarbatif qu’on pourrait le craindre. Parmi les activités qui lui sont profitables: lire, écrire, jouer aux cartes, voir ses amis, mais aussi courir (le GPS mental est activé aussi quand il fonctionne «pour de vrai»), tricoter, bricoler ou encore cuisiner. C’est aussi simple que cela!

3. Body-building cérébral

Quand on apprend, les territoires cérébraux affectés augmentent de volume et de fonction. Alors, quel que soit l’âge, muscler sa mémoire en se mettant au défi, à la moindre occasion, de retenir un fait nouveau (numéro de téléphone, poème, date de naissance) n’a que du bon! Dans les faits, stimuler ainsi les neurones se traduit par de nouvelles connexions dans le cerveau.

4. Entretenir sa vie sociale

Solitude prolongée, inactivité et ennui sont aussi assommants pour nous-mêmes que pour le fonctionnement de notre mémoire. Pour le moral, comme pour nos neurones, cultiver sa vie sociale est des plus profitables.

5. Miser sur l’exercice

Jogging, vélo et… jardinage: l’activité physique sous toutes ses formes entretient la mémoire. Deux facteurs permettent d’en expliquer l’effet. Le premier: l’oxygénation accrue de l’organisme consécutive à l’activité physique se traduit directement par un bénéfice sur le fonctionnement cérébral. Le second: le fait de bouger fait aussi travailler l’hippocampe, clé de voûte de la mémorisation à long terme.

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Paru dans Générations, Hors-série «Tout savoir sur notre mémoire», Novembre 2016.

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