Innovation dans le traitement du cancer du sein

Dernière mise à jour 14/06/12 | Article
Femme croisant les bras
Le cancer du sein est celui qui est le plus fréquent chez la femme. De nos jours, si elle est diagnostiquée à un stade précoce, une chirurgie moins agressive qu’actuellement peut être proposée.

Des progrès remarquables ont été accomplis ces dernières années dans le traitement locorégional du cancer du sein avec l’introduction de techniques de chirurgie minimalement invasives telles que la chirurgie oncoplastique et la recherche du ganglion sentinelle. Les techniques modernes de chirurgie oncoplastique (liée aux cancers) permettent actuellement de réaliser des excisions tumorales plus larges mais aussi d’améliorer les résultats esthétiques.

La chirurgie oncoplastique du sein

Afin d’améliorer les résultats esthétiques obtenus et de diminuer les cicatrices, la chirurgie conservatrice du cancer du sein a intégré des techniques issues de la chirurgie plastique et les applique à la chirurgie oncologique. Celle-ci permet donc d’aborder les cancers du sein avec des incisions plus petites et moins visibles. En effet, les repères anatomiques naturels sont utilisés pour aborder des tumeurs en respectant les principes de la chirurgie oncologique mais en minimisant les cicatrices. La chirurgie oncoplastique permet également une excision de tumeur plus volumineuse tout en garantissant un résultat esthétique satisfaisant et en respectant les principes de la chirurgie oncologique.

Nouvelles techniques

La tendance actuelle est donc aux traitements chirurgicaux de moins  en moins agressifs. La chirurgie du cancer du sein n’est pas la seule à avoir évolué vers des techniques de chirurgie minimalement invasives. Une tendance similaire est observée pour la radiothérapie. Des techniques d’irradiation plus limitées peuvent être proposées dans des cas sélectionnés. Il est probable que de nouvelles techniques de radiothérapie, comme la radiothérapie intraopératoire, pourront prochainement remplacer pour des cas sélectionnés les techniques classiques  d’irradiation du sein. Des techniques de radiothérapie partielle du sein semblent en outre se révéler très prometteuses et devront être intégrées dans la prise en charge moderne du cancer du sein.

Pour le cancer du sein précoce, le traitement conservateur qui associe l’ablation de la tumeur suivie d’une radiothérapie postopératoire est l’option de choix.

Dans un esprit de qualité des soins  pour les patientes atteintes d’un cancer du sein, les pratiques cliniques sont  évaluées. La prise en charge du cancer du sein a évolué d’une prise en charge individuelle des patientes par un spécialiste chirurgien vers une approche multidisciplinaire qui implique de nombreux spécialistes tels que radiologues, oncologues, chirurgiens plasticiens, etc. De nouvelles recommandations nationales ou internationales sont proposées pour une meilleure prise en charge multidisciplinaire du cancer du sein. En particulier, la création de structures comme les centres du sein.

Des recommandations européennes établissent depuis de nombreuses années déjà l’importance d’une structure dédiée au cancer du sein telle qu’un centre du sein ainsi que les critères minimums (structure, nombre de cas, personnel) pour bénéficier d’une certification. En Suisse, ces directives sont réadaptées par nos sociétés médicales comme la Société suisse de sénologie et sont  maintenant soutenues par la Ligue suisse contre le cancer.

Il est donc impératif de promouvoir ces directives à un niveau national et d’œuvrer pour la création de centres du sein ou de réseaux de soins  spécialisés afin d’améliorer la qualité de la prise en charge des patientes atteintes d’un cancer du sein. Il a été démontré encore récemment par plusieurs études nationales des disparités de traitement importantes entre différents cantons.

Référence

Adpaté de «Innovations dans le traitement locorégional du cancer du sein», Drs Georges Vlastos et Sindy Monnier, Unité de sénologie chirurgicale, Service de gynécologie, Département de gynécologie et obstétrique, HUG ; Dr Vincent Vinh-Hung, Service de radio-oncologie, Département d’imagerie et des sciences de l’information, HUG, in Revue médicale suisse 2010;6:2016-23, en collaboration avec les auteurs.

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