De quoi la palpitation est-elle le nom?

Dernière mise à jour 24/01/12 | Questions/Réponses
Cœur
Sans gravité aucune dans la grande majorité des cas, les palpitations peuvent pourtant être le signe d’une dysfonction du cœur. Tour d’horizon d’un phénomène commun mais mal connu.

Qu’est-ce qu’une palpitation?

Une palpitation n’est rien d’autre que le fait de sentir battre son propre cœur. On peut le trouver trop rapide, trop lent, irrégulier ou trop fort (sachant que sa fréquence au repos devrait être de 50 à 80 battements par minute). Cela n'a rien d’anormal. La raison pour laquelle la palpitation surprend, c’est, qu’habituellement, on ne sent pas son cœur. Nous avons tous parfois des palpitations, mais, dans la très grande majorité des cas, ce n'est le signe d’aucune maladie ni d’aucun trouble.

Quand faut-il s’inquiéter?

Si l’on a plus de 40 ans, que les palpitations sont plus fréquentes et/ou plus fortes, il faut consulter son médecin de premier recours; il n’y a aucune raison d’aller voir un spécialiste. Il est par ailleurs utile de prendre son pouls quand on a des palpitations et de noter si le cœur bat trop vite ou trop lentement.

Que fait le médecin de premier recours quand on le consulte?

Un électrocardiogramme (ECG) doit être réalisé. Si aucune arythmie (anomalie du rythme cardiaque) n’est mise en évidence, le médecin proposera de surveiller la fréquence cardiaque pendant vingt-quatre heures. Pour cet examen, trois électrodes sont appliquées sur le patient. Elles sont connectées à un boîtier que l’on porte avec soi au cours de ses activités habituelles. En parallèle, la personne examinée note ses ressentis dans un cahier. Les données résultantes de cet électrocardiogramme (ECG) sont ensuite analysées par un médecin à l’aide d’un ordinateur.

Quels sont les cas de figure après l’ECG de vingt-quatre heures?

– Dans la plupart des cas, on détermine qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter. Il est par exemple possible que l’ECG révèle quelques battements surajoutés (extrasystoles) mais nous en avons tous, jusqu’à une dizaine par heure. On peut aménager son rythme de vie pour diminuer la fréquence de ces palpitations: dormir plus, réduire le stress auquel on est exposé et consommer moins d’excitants (la caféine notamment)

– Un examen plus long (cinq ou sept jours) est prescrit dans le cas où l’ECG ne met pas de problème en évidence mais où la personne examinée continue à ressentir des battements anormaux ou qui la préoccupent.

– Il peut arriver enfin qu’un problème de rythme cardiaque soit détecté. Celui-ci peut être un battement trop rapide (tachycardie), trop lent (bradycardie) ou irrégulier (fibrillation auriculaire).

Trop vite ou trop lent: que risque-t-on, et que faire?

Que le cœur batte trop vite ou trop lentement, le risque est le même, une perte de connaissance (syncope). Pour ralentir un cœur trop actif, on prescrira un traitement de bétabloquants. Dans le cas contraire (50 battements par minute et moins), il sera possible de proposer à la personne de lui implanter un stimulateur cardiaque (pacemaker). Celui-ci se déclenche quand le rythme cardiaque descend au-dessous d’un certain seuil. Il envoie alors un courant électrique qui force le cœur à se contracter.

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