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Qu'est-ce que c'est?

Des médecins ont rédigé pour vous des réponses aux questions que vous vous posez à propos des maladies les plus fréquentes.

Attention: ces informations ne remplacent pas un contact avec le médecin

       
 
Angine de poitrine

Angine de poitrine

artère obstruée par du cholestérol © istockphoto.com/Alexandr Mitiuc
L'angine de poitrine est une douleur du muscle cardiaque (cœur) causée par un manque d'oxygène provoqué par un rétrécissement ou un spasme d'une artère.

Brève description

L’angine de poitrine est un type particulier de douleur dans la poitrine qui se manifeste lorsque le muscle cardiaque (myocarde) ne reçoit pas assez d’oxygène (transporté par le sang). Elle survient en conséquence d’un rétrécissement (athérosclérose : dépôt de cholestérol dans la paroi de l’artère) ou d’un spasme d’une ou plusieurs artères amenant le sang aux différentes régions du cœur (les artères coronaires). Les douleurs surviennent en général à l’effort, mais elles peuvent aussi apparaître lors de l’exposition au froid, lors d'une émotion forte, après un repas copieux, voire parfois même au repos (c’est alors un signe de gravité). Elles durent en moyenne de 1 à 15 minutes (5 à 30 minutes en cas de spasme coronarien) et sont habituellement soulagées par le repos ou la prise d’un médicament appelé nitroglycérine (trinitrine).

Les douleurs peuvent survenir à n’importe quel moment de la journée (ou de la nuit), mais elles sont en général plus fréquentes entre 6 heures du matin et midi.

Symptômes

Les symptômes les plus courants de l’angine de poitrine sont :

  • une douleur le plus souvent localisée dans la poitrine, derrière le sternum ou légèrement à sa gauche (sensation d’oppression, de serrement, de broiement, de constriction). Cette douleur peut irradier vers d’autres parties du corps : omoplate, bras, cou, ou mâchoire inférieure, le plus souvent à gauche
  • un sentiment de malaise, de vertige, ou des étourdissements
  • des sueurs froides et une peau moite
  • des palpitations
  • des nausées, des vomissements, une sensation d’indigestion ou de brûlures gastriques
  • une gêne respiratoire (sentiment d’avoir le souffle court).

Causes

La cause la plus fréquente de l’angine de poitrine est la diminution du calibre (et par conséquent du débit sanguin) d’une ou de plusieurs artères coronaires par l’athérosclérose (ou un spasme) ce qui limite l’apport d’oxygène au muscle cardiaque.

Le cœur est un muscle qui ne s’arrête jamais de battre, il a donc besoin d’un apport d’oxygène continu et adapté à l'intensité du travail qu'il doit fournir (les artères coronaires se dilatent lorsque le cœur a besoin de plus d’oxygène). Les douleurs apparaissent lorsque les besoins du cœur en oxygène sont augmentés (exercice, stress, digestion) et/ou s’ils ne peuvent pas être satisfaits par les possibilités d’adaptation des artères coronaires.

Des causes plus rares de l’angine de poitrine sont : l’anémie, les troubles du rythme cardiaque (arythmies), l’insuffisance cardiaque, une anomalie des valves cardiaques ou l’hyperthyroïdie (production exagérée d’hormones par la glande thyroïde).

Facteurs de risque

Les risques de développer une athérosclérose (et donc une maladie coronarienne) sont augmentés en présence des facteurs suivants :

  • sexe masculin
  • présence d’une maladie coronarienne dans la famille (père ou frère avant 50 ans, mère ou sœur avant 55 ans)
  • diabète
  • hypercholestérolémie (excès de cholestérol avec cholestérol LDL haut et cholestérol HDL bas)
  • hypertension artérielle
  • tabagisme
  • sédentarité (pas assez d’exercice physique)
  • stress
  • obésité, surtout en cas d’augmentation de la graisse abdominale.

Traitement

Le traitement de la crise d’angine de poitrine est principalement médicamenteux : les médicaments anti-angineux (vasodilatateurs) augmentent le calibre des artères coronaires et par conséquent améliorent le débit sanguin et l’apport en oxygène au myocarde (exemple : nitroglycérine (Trinitrine et autres)).

Le traitement interventionnel, appelé angioplastie, consiste en l’introduction d’un cathéter dans l'artère coronaire pour dilater la région responsable des douleurs angineuses. Parfois, une prothèse appelée stent (« ressort ») est aussi implantée pour maintenir l’artère bien ouverte. Cette intervention s’effectue en passant par l’artère fémorale (pli de l’aine) ou l’artère radiale (poignet) après anesthésie locale en salle de cathétérisme cardiaque.

Lorsque la maladie coronarienne est sévère, principalement chez les patients diabétiques, une opération du cœur peut être nécessaire. Cette opération, appelée pontage aorto-coronarien (ou « bypass ») permet de rétablir une bonne circulation en confectionnant un « pont » par dessus l’obstruction à l’aide de vaisseaux déviés (artère interne de la poitrine) ou prélevés ailleurs (veine de la jambe).

Evolution et complications possibles

Sans modifications des habitudes de vie ou de traitement préventif, la maladie coronarienne s’aggrave progressivement. Avec l’augmentation de l’athérosclérose, le calibre des artères se rétrécit de plus en plus et les douleurs peuvent se manifester même au repos (ou la nuit). Un infarctus ou une insuffisance cardiaque peuvent alors survenir.

Comme l’athérosclérose ne concerne pas uniquement les artères coronaires, mais celles de tout l’organisme, elle peut aussi provoquer un accident vasculaire cérébral (attaque cérébrale) ou une insuffisance rénale.

Prévention

Les crises d’angine de poitrine peuvent être prévenues par l’administration de nitroglycérine (Trinitrine ou autres) immédiatement avant la pratique de l’activité qui déclenche les crises chez les patients déjà connus et suivis pour de l’angine de poitrine.

A plus long terme, la prévention des complications consiste à supprimer ou traiter les facteurs de risque cardiovasculaires responsables de la maladie coronarienne (athérosclérose), ce qui nécessite à la fois une modification des habitudes de vie (arrêt du tabagisme, perte de poids, alimentation saine (régime crétois), activité physique régulière, gestion du stress) et le traitement des éventuelles maladies telles que l’hypertension artérielle, le diabète et l’hypercholestérolémie.

Quant à la prévention de l’infarctus, elle se fait notamment par l’administration de faibles doses d’aspirine (le plus souvent 100 mg/jour).

Quand contacter le médecin ?

Informations utiles au médecin

Pour préciser le diagnostic, le médecin s’intéressera en particulier :

  • aux facteurs de risque : présence de maladies cardiaques dans la famille, habitudes de vie, autres maladies (diabète, hypertension artérielle, excès de cholestérol)
  • aux douleurs : fréquence, localisation et irradiation, facteurs déclenchants (stress, émotion forte, activité physique inhabituelle, exposition au froid, etc.)

aux médicaments habituels, y compris ceux obtenus sans ordonnance.

Examens

En fonction des informations fournies et des résultats de l’examen physique (qui pourra comprendre la mesure du poids, du tour de taille et de la pression artérielle), le médecin prendra la décision d’effectuer un ou plusieurs des examens complémentaires suivants :

  • électrocardiogramme (ECG : enregistrement de l’activité électrique du cœur) à la recherche de signes d’ischémie myocardique ou d’un infarctus précédent connu ou passé inaperçu
  • analyse de sang : notamment mesure du cholestérol, des triglycérides, du glucose
  • radiographie du thorax
  • échographie cardiaque à la recherche de signes d’une insuffisance ou d’un mauvais fonctionnement cardiaque
  • test d’effort

Références

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