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AGORA: rassembler autour de l’oncologie

Dernière mise à jour 17/09/18 | Article
AGORA_rassembler_oncologie
Le nouveau pôle d’oncologie suisse romand sera inauguré pour le grand public lors du salon Planète Santé live. L’occasion de débattre avec des spécialistes de renom sur la place des patients dans la recherche sur le cancer.

Au salon Planète Santé live

du 4 au 7 octobre 2018
Palexpo, Genève

  • Inauguration du Centre AGORA
    Samedi 6 octobre de 14h à 16h
    (Stand AGORA)

Après des mois de travaux, le centre AGORA a accueilli les premières équipes de recherche au mois de juin dernier. Ce nouveau bâtiment, niché au coeur de Lausanne à quelques pas du CHUV, rassemblera des scientifiques lausannois mais aussi genevois, et peutêtre ceux d’autres cantons par la suite. Car AGORA a été pensé pour s’imposer comme un véritable pôle mondial de recherche sur le cancer. Sa particularité: réunir chercheurs et médecins mais aussi patients dans un même lieu pour promouvoir la transversalité et nourrir le dialogue.

Le salon pour se rencontrer

«Nous sommes très heureux de pouvoir organiser l’inauguration grand public au sein du salon Planète Santé live. C’est un évènement jouissant d’une importante fréquentation, et cela nous semble idéal pour présenter aux citoyens ce qu’ils peuvent trouver au centre AGORA», résume Catherine Labouchère, présidente de la Fondation ISREC, maître d’ouvrage du projet. Elle compte en effet sur l’évènement organisé au salon Planète Santé live pour susciter la curiosité et convaincre Lausannois et Genevois de découvrir par eux-mêmes AGORA. «Nous avons organisé cette inauguration toujours sur le même principe: l’interaction! Après des présentations courtes, nous proposons une table ronde d’une heure. Ce sera l’occasion pour le public d’échanger avec les scientifiques et médecins des institutions partenaires, CHUV-UNIL et HUG-UNIGE.» Ce temps de discussion, «qui n’a pas vocation à aborder des cas cliniques», rappelle la présidente de la Fondation ISREC, propose une réflexion sur le partenariat entre patients et chercheurs. «Les choses ont beaucoup évolué ces dernières années en oncologie, si le cancer tue toujours, il devient aussi pour de plus en plus de patients une maladie chronique. Il nous semble donc important de ne pas parler que de "lutte contre le cancer" mais surtout du "vivre avec le cancer", et d’être présents pour accompagner tout au long de la maladie», conclut Catherine Labouchère.

Offrir du temps

AGORA est né de l’envie de disposer en Suisse romande d’un lieu qui s’inspire des grands centres d’oncologie américains. «Ils sont souvent situés près des unités de soin et permettent un lien étroit entre clinique et recherche, puisque les médecins peuvent facilement aller de l’un à l’autre, sans perdre de temps», décrit Catherine Labouchère. Offrir du temps aux scientifiques, c’est un des objectifs de la Fondation ISREC, qui finance à la fois le bâtiment AGORA et des chaires professorales, des bourses de thèse et des projets de recherche. Pour répondre à cet impératif, AGORA a donc été implanté au plus près du CHUV. Les médecins n’auront qu’à traverser la route pour aller de leur service aux laboratoires de recherche.

Mais les scientifiques ne sont pas les seuls à avoir inspiré ce projet. «On nous parle beaucoup d’une médecine qui mette le patient au centre, eh bien il faut que cela transparaisse dans les faits! A chaque étape nous avons donc pensé aux patients, mais aussi à leurs proches», souligne Catherine Labouchère. AGORA ne se substituera pas aux structures de soin, mais offrira un lieu d’accueil aux patients, où ils pourront également découvrir et mieux comprendre le travail des équipes de recherche. «Nous avons déjà l’idée d’organiser des conférences, voire des cafés patients/chercheurs. En tout cas, il nous tient à coeur que les scientifiques participent à la vulgarisation sur leurs recherches ou l’oncologie en général.»

Ouvrir les espaces

Cette volonté de fluidifier les interactions se retrouve également dans les plans du bâtiment, construit comme un lieu ouvert. AGORA favorisera la circulation et les rencontres, un point important pour la présidente de la Fondation ISREC, qui rappelle à quel point la science se nourrit d’interactions. «Pouvoir échanger de manière informelle est précieux. Certains projets avancent parfois plus grâce aux discussions à la machine à café qu’aux réunions classiques», ajoute-t-elle en souriant. Les parties ouvertes au public ont été pensées avec le même objectif. Une cafétéria unique devrait également favoriser les échanges. «Nous avons voulu faire d’AGORA un bel endroit, qui donne envie d’y entrer. Nous espérons en faire un lieu accueillant pour tous les publics».

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Paru dans Planète Santé magazine N° 30 – Août 2018