Des médecins amoureux de la montagne

Dernière mise à jour 15/08/19 | Article
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En haute montagne, les dangers sont quasiment inévitables. Découvrez le travail des secouristes sur le stand du Groupe d’intervention médicale en montagne (GRIMM).

Salon valaisan
de la santé 2019

> Dans la peau d’un sauveteur

(Stand Air-Glaciers / Maison FXB de sauvetage / GRIMM)

> Présence de chiens d’avalanche

(Chiens d’avalanche du Valais romand)

> Atelier «Quand l’excursion en montagne se termine aux urgences»

(Stand Hôpital du Valais | Spital Wallis)

Les Alpes, peut-être l’un des lieux les plus hostiles où pratiquer la médecine. Topographie escarpée, météo parfois extrême… les conditions environnementales particulières en Valais ont poussé le corps médical à développer des compétences très spécifiques en médecine d’urgence. Depuis 40 ans, le Groupe d’intervention médicale en montagne (GRIMM) réunit des médecins urgentistes passionnés d’alpinisme. Leur but: prêter secours aux victimes de la montagne et former du personnel pour réaliser ces missions délicates.

Les dangers de l’altitude

Les expéditions en haute montagne se démocratisent. De plus en plus de personnes rêvent de gravir le Mont-Blanc ou la Dent Blanche, sans toujours s’assurer au préalable d’avoir une bonne santé ni s’être préparées de manière optimale.

Pourtant, la montagne a son lot de dangers. C’est d’abord un territoire escarpé où les accidents, voire sur-accidents en cas de panique, sont fréquents. Le manque d’oxygène en altitude peut en plus engendrer des pathologies comme le mal aigu des montagnes, des œdèmes pulmonaires ou cérébraux. «Heureusement, ces maladies entraînent peu de décès en Suisse, car leurs symptômes sont bien connus des guides et des gardiens de cabane qui ont tous suivi des formations données par les médecins du GRIMM, constate Matthieu de Riedmatten, médecin urgentiste et ancien-président du GRIMM. Cela leur permet de reconnaître rapidement les symptômes, de donner les premiers soins et d’organiser un rapatriement en plaine dans les meilleurs délais.»

Les conditions météorologiques pèsent également lourd sur les alpinistes et peuvent rendre les opérations de secours délicates. Vent, brouillard, neige, orages violents, températures extrêmes: la prudence est de mise. A noter qu’en cas de température très basse, l’hypothermie est un problème fréquent et sournois. Lorsque le corps se refroidit, une somnolence a tendance à s’installer et la température corporelle chute encore plus vite.

Sauvetage et avalanche

L’altitude, le froid et le terrain escarpé fragilisent les patients mais également les équipes de secours qui peuvent perdre une partie de leurs capacités. Le GRIMM met beaucoup d’énergie à entraîner ses médecins pour intervenir efficacement en toutes conditions.

Les Alpes sont l'une des zones les plus à risque d'avalanches. Chaque année, on déplore en moyenne entre 17 et 20 victimes. Pour être le plus efficace possible lors de ces catastrophes, le GRIMM a développé des procédures médico-stratégiques de pointe. «Chaque secouriste a un rôle très précis en arrivant sur les lieux de l’avalanche, illustre Matthieu de Riedmatten. Ainsi, les communications, parfois compliquées sur ces terrains accidentés, sont réduites au maximum.»

Préparer son expédition

Afin d’écarter au maximum les risques, mieux vaut bien préparer son expédition. Dans cette optique, le GRIMM a mis sur pied un groupe d’experts en médecine d’expédition. Évaluation des risques individuels, constitution d’une pharmacie, suivi médical pendant l’expédition, permanence en cas d’urgence: tout est fait pour préserver au maximum la santé des alpinistes. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le stand du GRIMM au Salon valaisan de la santé. Vous y découvrirez notamment le travail des secouristes en montagne, comment prendre en charge une victime d’avalanche ou encore comment se prémunir des dangers de l’altitude.

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Paru dans Planète Santé magazine N° 35 – Spécial Salon valaisan de la santé – Octobre 2019