Les bienfaits et les méfaits du hockey

Dernière mise à jour 08/12/15 | Article
Les bienfaits et les méfaits du hockey
L’hiver n’est pas que prétexte à cocooning et repas de fête, c’est aussi l’occasion de s’aérer la tête et de s’animer sur les pistes, à la patinoire ou en randonnée. Les activités hivernales nécessitent une bonne condition physique et un équipement approprié. Quelques conseils sur la pratique du hockey.

Bon pour le cœur

Jouer au hockey, c’est connaître une succession répétée de sprints, soit d’accélérations sur de petites distances. Cela exige une très bonne condition physique et permet d’améliorer ses capacités cardiovasculaires.

Bon pour le développement moteur

Nécessitant une bonne coordination, le hockey favorise le développement moteur chez les enfants. De même, chez l’adulte, ce sport permet d’améliorer la coordination et l’équilibre.

Maux de dos, douleurs et déchirures

La position de base du hockeyeur ainsi que le mouvement spécifique de patinage impliquent particulièrement les muscles ischio-jambiers, droit fémoral, ilio-psoas et les adducteurs. La sollicitation intense de ces muscles peut favoriser l’apparition de tendinopathies et de déséquilibres musculaires. Cela peut entraîner des pubalgies (des douleurs dans la zone du pubis), des maux de dos et des déchirures musculaires. La biomécanique des passes et des lancers suppose un fort mouvement de rotation de la colonne vertébrale. Ce mouvement asymétrique entraîne de nombreux déséquilibres musculaires, favorisant aussi les maux de dos. Afin d’éviter ce type de blessures, il est nécessaire de renforcer et d’étirer spécifiquement ces différents groupes musculaires (ceinture abdo-lombaire, muscles du bassin et des cuisses).

Un danger particulier: la commotion cérébrale

Le risque de commotion cérébrale est très médiatisé chez les professionnels de hockey. «Des études ont montré que de nombreux hockeyeurs professionnels connaissent, à long terme, des séquelles neuropsychologiques sévères comme des troubles cognitifs et de l’humeur ou un changement de la personnalité», détaille le Dr Marcos Del Cuadro, médecin du sport au Centre médical de Vidy. Et «dans quelques cas, la répétition de commotions cérébrales a causé le décès de joueurs de moins de quarante ans».

«La reprise des activités sportives, scolaires et professionnelles après une commotion devra se faire progressivement et après disparition de tout symptôme (céphalées, fatigue, nausées…) et, idéalement, sous contrôle médical».

Une telle prudence devrait aussi s’appliquer aux sportifs amateurs. «Or, chez eux, la commotion est souvent banalisée. Il est important de préciser que l’on peut souffrir d’une commotion cérébrale en l’absence même de perte de connaissance.»

«Si, après un choc violent ou une charge violente, on se sent dans les choux, sonné, qu’on voit des étoiles… en un mot qu’on se sent “vaseux”, il ne faut pas hésiter, d’abord, à sortir du jeu et, ensuite, à se donner vingt-quatre heures de repos strict, quitte à ne pas aller travailler ni à l’école.» Ce repos est capital car il prévient l’apparition de symptômes neurologiques plus graves après quelques jours. En cas d’apparition de violents maux de tête, de vomissements, de somnolence ou de troubles neurologiques (comme des problèmes d’équilibre, la perte de force ou de sensibilité dans un membre), il faut consulter en urgence.

Traumatismes (haut du corps)

Le hockey est un sport de contact. Les collisions, les chutes, les charges subies ou données, les coups de crosse, peuvent provoquer traumatismes et blessures variés. Selon les études, plus de la moitié des blessures traumatiques chez les joueurs d’élite sont la conséquence d’une charge.

Malgré le port d’un casque et d’une visière, les blessures au visage sont parmi les plus fréquentes. Cela va de la petite plaie aux fractures d’os de la face ou des dents.

De par l’essence même du hockey, on dénombre aussi de nombreuses fractures de côtes (plus rarement de vertèbres) et des entorses de l’articulation qui lie la clavicule à l’omoplate; dans une moindre mesure, des luxations d’épaule.

Traumatismes (bas du corps)

Le pas du patineur demande une poussée sur l’intérieur du pied avec la hanche en position de rotation externe et abduction. Cette position, associée à la vitesse et aux contacts, favorise les entorses du genou et de la cheville.

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