Dimensions culturelle et biologique de la santé sexuelle

Dernière mise à jour 10/02/12 | Article
Jupe écossaise
La santé sexuelle a une dimension biologique, mais elle est aussi culturelle, et influence la santé des femmes.

La santé sexuelle entretient un lien étroit et complexe avec le gender ou genre, à savoir ce qui différencie une femme d’un homme aux niveaux psychologique, social et culturel. Elle est cependant également associée à une dimension biologique. A savoir ce qui différencie les hommes des femmes aux niveaux physiologique, anatomique et génétique et qui se manifeste au niveau des organes de procréation et dans leurs fonctions.

Parallèlement, les pratiques culturelles, les normes et les lois en relation avec la sexualité, la maternité/paternité ou l’interruption de grossesse, les rôles attribués à chaque parent dans la société sont également associés à ce domaine. C’est dans ce cadre socioculturel que prend place ce que l’on nomme la santé sexuelle. Soit par ce qui est permis ou interdit, soit par l’impact sur les choix individuels, comme le nombre d’enfants ou les comportements sexuels, soit par les soins de santé existant dans ce domaine, d’où des interrelations particulièrement complexes entre sexe, gender ou genre et santé.

Même des événements qui sont considérés comme uniquement biologiques, tels que l’arrivée des premières règles (la ménarche) et la ménopause, n’ont pas une signification strictement biologique. Ils ont des implications, d’une part sur la vie des femmes, sur leur statut social, leur bien-être, et, d’autre part, sur leur santé.

Implications sur la santé

Il a été montré, par exemple, qu’une ménarche précoce constitue un facteur de risque pour le cancer du sein ou le cancer de l’endomètre, alors qu’une ménarche tardive semble être associée à la dépression et à une évolution défavorable de la schizophrénie. Une ménopause précoce s’associe à l’ostéoporose ou aux maladies cardiovasculaires. D’autres caractéristiques liées à la procréation, comme l’âge de la femme à la naissance de son premier enfant ou un cycle irrégulier ont été identifiées comme facteurs de risque d’une série de conditions de santé. L’influence des hormones, en particulier les oestrogènes, est souvent pointée dans ce cadre-là. Mais la mise en évidence de ces facteurs de risque a aussi provoqué l’intérêt dans le domaine de la santé publique. Afin de pouvoir estimer la variabilité de ces facteurs au sein des populations, d’en saisir les changements au cours du temps et de pouvoir en définir des variables prédictives.

Référence

Adapté de «Santé sexuelle: variabilités en Suisse et en Europe», Pr Elisabeth Zemp, Dr Julia Dratva, Institut tropical et de santé publique suisse, Bâle, et Université de Bâle in Revue médicale suisse 2010;6:1433-7, en collaboration avec le auteurs.

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