La pratique de l’exercice physique peut réduire le risque de cancer prostatique

Dernière mise à jour 21/02/13 | Article
L'exercice physique contre le cancer de la prostate
Une étude américaine précise les bénéfices que les hommes peuvent attendre d’une activité physique en matière de réduction du risque de cancer prostatique. Elle soulève aussi une question encore sans réponse: pourquoi les Afro-Américains ne sont-ils pas concernés par cette corrélation?

Il est possible de réduire le risque de survenue de cancer de la prostate, et ce dans des proportions importantes. C’est la conclusion d’une étude menée aux Etats-Unis, dont les résultats viennent d’être publiés sur le site de la revue Cancer. On peut lire le résumé de ce travail ici même.

Les chercheurs ont demandé à 307 hommes (164 Blancs et 143 Noirs) subissant une biopsie de la prostate de procéder à une auto-évaluation du type et de la quantité de l’exercice physique qu’ils pratiquaient par semaine. Selon leurs niveaux d'exercice, les participants ont été rangés dans différentes catégories: «sédentaire», «légèrement actif», «modérément actif» et «très actif». Il est alors apparu que chez les hommes de race (d’ethnie) blanche, les hommes modérément ou très actifs ont un risque réduit de 53% d'avoir les résultats positifs de leurs biopsies par rapport aux hommes des catégories «sédentaire» ou «légèrement actif».

Chez les hommes de race noire, ce travail ne met en lumière aucune association entre d’une part la quantité d'exercice pratiqué et d’autre part le développement d’un cancer de la prostate. Chez les hommes de race d’ethnie) blanche, l'exercice influence par ailleurs la sévérité des tumeurs détectées et réduit jusqu’à 13% le risque de lésions de haut grade, en cas de cancer. Ce n’est pas le cas chez les participants Afro-Américains. Pour les auteurs, ces résultats justifient des recherches plus approfondies sur le (ou les) mécanisme(s) pouvant expliquer de telles  différences de bénéfices de l'exercice selon les races (ethnies).

Cette observation renvoie à une donnée bien établie : les différences géographiques importantes dans l'expression de ce cancer, qui semble plus fréquent chez l'homme de race (d’ethnie) noire. Ces différences  pourraient s'expliquer à la fois par des raisons génétiques et par les modes alimentaires. Dans ce domaine, plusieurs études ont démontré le rôle bénéfique, car protecteur, des acides gras omega-3. Il y a six mois une étude établissait ainsi que les Suédois qui consomment beaucoup de poissons gras ont un risque de décès par cancer de la prostate considérablement réduit. Cette étude avait été publiée dans l’American Journal of Epidemiology. On en trouvera un résumé ici.

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