Stress et alimentation: les deux font la paire

Dernière mise à jour 23/02/12 | Le saviez-vouz
Bonbons
Le stress engendre-t-il forcément une prise de poids? Quelles sont les vraies questions à se poser?

Est-ce que j’ai vraiment faim? Pourquoi ai-je envie de manger? Parce que je suis triste, je me sens seul, je me sens moche, nul ou peut-être parce que j’ai besoin d’une récompense, parce que c’est habituel en regardant la télévision. D’ailleurs, je ne sais pas bien ce que j’ai mangé, je l’ai mangé trop vite et mon esprit était ailleurs.

Pourquoi mange-t-on facilement les produits gras et sucrés en excès?

Parce que ce sont aux graisses que l’on doit la saveur des aliments. La graisse fond dans la bouche, rend la texture des aliments plus onctueuse et les aliments plus délectables. Les principaux accusés: les graisses saturées comme le beurre et la crème. Quant aux produits sucrés, ils nous procurent du bien-être en libérant des neuro-hormones apaisantes.

Le comportement  alimentaire  est parfois dépendant des émotions, du moins chez les personnes prédisposées, ce qui peut être considéré comme néfaste. L’état psychologique de l’individu influence sa capacité à perdre du poids, ou à en prendre

Lorsqu’un stress apparaît, cet état d’angoisse et de nervosité plus ou moins conscientisé va générer un mal-être. Or, la prise de nourriture apaise cet état par ses effets calmants. D’autres activités orales comme mâcher du chewing-gum ou manger du chocolat, par exemple, peuvent d’ailleurs aussi le procurer.

Le grignotage  est donc une réponse fréquente au stress et se trouve souvent à l’origine d’une prise de poids, s’il est répétitif.

Certains individus sont très sensibles aux stimuli extérieurs, c’est-à-dire à la profusion et la diversité des aliments palatables appétissants à disposition en toutes circonstances et à toute heure, et à la publicité télévisée bien construite sur les produits alimentaires industrialisés. Des études scientifiques récentes ont d’ailleurs prouvé que le matraquage publicitaire envers les enfants et les adolescents modifie leur comportement alimentaire de façon néfaste.

Référence

Extrait de «Alimentation et surpoids à l’adolescence, Manuel de prévention et ateliers pratiques»,  Dr Dominique Durrer et Yves Schutz, Médecine et Hygiène, 2010.

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