Pour maigrir, commencez par déstresser

Dernière mise à jour 20/02/13 | Article
Pour maigrir, commencez par déstresser
Les troubles du comportement alimentaire sont causés ou aggravés par le stress. Avant de vouloir maigrir, commencez par mettre du calme dans votre vie.

«Ce que je dis ce soir est très simple mais aussi très important.» Ainsi s'exprimait le professeur Alain Golay, diabétologue aux Hôpitaux universitaires de Genève dans la conférence qu'il a donnée en janvier 2013 au Collège de Saussure dans le cadre du cycle «Regards sur l'obésité» de la Fondation Culture & Rencontre. Au centre de sa présentation: une certitude, le stress est profondément impliqué dans les troubles du comportement alimentaire. Si l'on apprivoise son stress, on pourra, en plus de vivre mieux et plus facilement, plus aisément atteindre un poids sain. Pour que la nourriture ne soit plus un calmant, un compagnon, mais le carburant d'une vie plus heureuse.

Stress, vous avez dit stress?

Stressé, je suis stressé, tu es stressé? Quel stress! Le stress n'est pas une notion bien connotée, il peut pourtant nous être utile, nous permettre de nous dépasser ou d'éviter des embûches. Mais il doit être temporaire.

Si le stress s'installe en permanence, il conduit à l'épuisement et au burnout. Ses conséquences peuvent être très nombreuses. Citons, entre autres les maux de tête, les crampes d'estomac, les tensions dans la nuque, l'ulcère gastrique, le colon spastique, etc.

On peut mesurer le stress sur deux axes: l'intensité du stress auquel on est soumis et sa sensibilité personnelle au stress. Quatre cas de figure peuvent du coup se présenter.

  • Si l'on est sensible au stress et que l'on connaît beaucoup de stress, on le subit et on tombe malade rapidement. Il faut donc se reposer travailler les techniques d'affirmation de soi.
  • Si l'on est résistant au stress et soumis à beaucoup de stress, on accepte trop de responsabilités et l'on finit généralement par craquer, c'est le burnout. Il convient de diminuer le rythme et de prendre soin de soi.
  • Si l'on est résistant au stress et soumis à peu de stress, on est généralement en harmonie. Ne pas devenir passif pour autant.
  • Enfin, si l'on est sensible au stress mais entouré de peu de stress, autant continuer! Chercher le calme et éviter le stress. Pratiquer aussi les techniques d'affirmation de soi.

Stress, j'en veux moins!

Soit, mais comment réduire le stress qui nous entoure? Six stratégies peuvent vous aider.

  • Anticiper et préparer. Planifiez ce qui vous inquiète pour un minimum d'imprévu. Répétez un maximum si vous avez par exemple une présentation en public à assurer, et travaillez les détails pour être sûr de ne pas être pris en défaut. En parallèle, si vous répartissez vos activités au mieux, vous pourrez plus facilement éviter une surcharge de travail.
  • Se faire aider par son entourage. N'hésitez pas: vous, vous rendez bien service quand on vous sollicite, non? Demandez de l'aide, cherchez un soutien. En parallèle, protégez-vous de votre entourage s'il est stressant, évitez la pression familiale.
  • Améliorer son hygiène de vie. Ecoutez votre corps. Dormez plus, bougez plus et mangez plus léger. N'utilisez pas de calmants et évitez l'alcool. Marchez! Vingt à trente minutes de marche quotidienne, c'est dix kilos de moins par an.
  • Modifier ses pensées négatives. Evitez de vous mettre la pression inutilement. Maîtrisez vos propres jugements et regardez ce que vous avez déjà accompli. Examinez vos pensées négatives avec bienveillance. Réfléchissez aux progrès que vous avez faits et savourez les fruits de vos progrès. En résumé, soyez impeccables, mais pas parfaits. Vous faites de votre mieux, mais personne ne peut être un surhomme.
  • S'occuper de soi. Relaxez-vous, vous en avez le droit. Faites-vous masser, choisissez un hobby. Essayez de dégager du temps.
  • Enfin, déterminer ses priorités. Deux axes les détaillent: urgence et importance. L'important peu urgent (les impôts, les vacances, les moments avec son conjoint), planifiez-le. L'important et urgent, faites-le, mais ayez bien à l'esprit qu'il n'y a pas tant de choses qui rentrent vraiment dans cette catégorie. Le peu urgent et peu important, éliminez-le purement et simplement. L'urgent mais peu important, essayez de le déléguer.

Le stress, c'est ce que j'ai dans mon assiette!

Une alimentation saine, au fond, ce n'est pas compliqué. Si l'on veut résumer le plus possible, prenez une assiette et divisez-la en quatre. Pour que votre repas soit équilibré, la moitié de l'assiette devrait être composée de fruits, de légumes, de salade, un quart de pommes de terre, de pâtes, de riz (féculents), et le dernier quart de viande maigre, de poisson, d'œufs, de fromage maigre.

Le stress, c'est suivre tous ces conseils!

Oui, toutes ces recommandations ne sont pas évidentes, elles demandent de l'énergie à mettre en place. Mais une fois les bonnes habitudes prises, vous verrez que vous aurez plus de temps, du temps dont vous pourrez profiter plus sereinement. Avec moins de stress, maigrir et atteindre un poids sain sera confortable. Enfin, rappelez-vous, la perfection n'est pas à atteindre: suivez la règle suivante – rappelez-vous, «impeccables, mais pas parfait !» –: faites attention 80% du temps, et le 20% du temps laissez-vous vivre.

A LIRE AUSSI

Borderline
Enfant triste

Comment apparaît le trouble de la personnalité borderline?

Ces dernières décennies, des recherches approfondies ont été consacrées aux origines du trouble de la...
Lire la suite
Troubles bipolaires
masques

Médicaments pour le traitement des troubles bipolaires

Ces médicaments psychotropes sont utilisés pour traiter les fluctuations extrêmes de l’humeur telles...
Lire la suite
Borderline
reflet d'un visage dans un miroir

Critères diagnostiques du trouble de la personnalité borderline?

Neuf critères diagnostiques sont utilisés pour diagnostiquer le trouble de la personnalité. Ils vous...
Lire la suite
Articles sur le meme sujet

Des clés pour gérer son stress

Le stress fait partie de notre existence. Pour composer avec lui et éviter qu’il ne fasse des ravages, des stratégies existent.

A l’écoute des requérants

Le nombre de personnes migrantes prises en charge pour un stress posttraumatique est en constante augmentation depuis 2012.
Videos sur le meme sujet

Le travail: est-ce vraiment la santé?

On travaille beaucoup en Suisse... en moyenne 1800 heures chaque année si l'on est employé à plein temps. Mais est-on heureux de travailler autant ? Le travail permet-il de se sentir bien et d'être en bonne santé ou au contraire est-il plutôt source de mal-être et de maladies ? Réponses dans l'émission l'Antidote.