Le QUAI 9: le saviez-vous?

Dernière mise à jour 12/01/12 | Le saviez-vouz
Rails de train
Il n’existe pas de «kit standard» au Quai 9. En effet, il s’agit de mettre à disposition ce dont a besoin chaque usager, le kit dépend donc des pratiques de chacun.

Matériel mis à disposition au Quai 9

Il peut comprendre une cupule en aluminium, du sérum physiologique, de l’acide ascorbique (pour dissoudre l’héroïne), des seringues (1, 2, 5 ou 10 ml), des aiguilles de différentes tailles, des tampons désinfectants et des tampons secs.

Du matériel pour se protéger des infections sexuellement transmissibles est également disponible (préservatifs masculins et féminins ainsi que du lubrifiant). Le personnel du Quai 9 répond aux questions et donne des informations, autant sur les substances et les risques liés à leur consommation que sur la protection durant les rapports sexuels.

Points d’injection

80% des injections pratiquées au Quai 9 le sont dans les bras ou les jambes. On peut cependant s'injecter dans toute veine accessible où qu'elle se trouve, par exemple les mains, l’aine, le cou, les seins, et les parties génitales. Ces derniers sont fortement déconseillés car ils entraînent de grands risques de complications. L'injection dans le pli de l'aine est dangereuse en raison de son risque d'entraîner une thrombose veineuse. L’injection dans le visage ou les parties génitales est interdite au Quai 9.

Vrai-Faux

«Etre dépendant, c’est s’injecter des drogues.»

FAUX. Rares sont les personnes qui s'injectent sans être dépendantes, mais elles existent. Par ailleurs, on peut être dépendant en consommant par une autre voie (par exemple le tabac ou l’alcool). Certaines personnes consomment de manière récréative, sans être dépendant.

«Les drogués, ils ont tous le SIDA, il vaut mieux les éviter.»

FAUX. Les toxicomanes ne sont de loin pas tous porteurs du VIH. Voici la proportion de cas de VIH selon la voie d’infection: (Chiffres pour la Suisse selon l’Office fédéral de la santé publique)

En Suisse et depuis de nombreuses années, l'usage de drogue n'est plus le mode de transmission prédominant du VIH: il s’agit des relations sexuelles (autant hétérosexuelles qu’homosexuelles).

Dans tous les cas, et surtout si vous connaissez des personnes (toxicomanes ou non) qui sont atteintes de cette maladie, rappelez-vous des modes de transmission du VIH afin de vous protéger sans exclure ces personnes de votre entourage: le VIH se transmet par les rapports sexuels non protégés (vaginaux, anaux et buccaux), lors d’échange de matériel d’injection souillé ou lors de transfusions sanguines contaminées.

«Si je ne bois pas, ne fume pas et ne prends pas de drogues, je ne suis dépendant de rien!»

FAUX. Il existe des dépendances sans substances. Par exemple, il est possible d’être dépendant aux jeux, au sexe, au travail, à Internet ou une/des personne(s). Ces addictions sont tout aussi graves et dangereuses.

Questions/réponses

Quelles sont les complications des drogues injectées?

On peut distinguer les risques directs dus à la substance même (overdose, arrêt respiratoire, problèmes cardiaques et atteinte du foie) des risques indirects dus au mode de consommation (abcès, infections du sang et du coeur, hépatites B et C, VIH) ou aux comportements (maladies sexuellement transmissibles, accidents, etc)

Qu’est-ce qu’une dépendance ?
  • Une dépendance est un diagnostic très précis basé sur plusieurs critères. Si, dans les 12 derniers mois, vous avez présenté un/des symptôme(s) parmi ceux de la liste ci-dessous, il serait bien d’en parler avec votre médecin ou une personne de confiance:
  • besoin d’augmenter les doses pour obtenir un même effet
  • sentiment de malaise lorsque vous vous abstenez de consommer la substance
  • l’impression que quand vous commencez, vous perdez le contrôle de votre consommation
  • vos efforts pour diminuer ou arrêter ne mènent à rien
  • une grande partie de votre attention est focalisée sur la recherche de la substance
  • vous avez diminué vos activités sociales, professionnelles ou vos loisirs à cause de votre consommation
  • vous continuez à consommer malgré les effets négatifs de la substance 
Références:

Tableaux trimestriels VIH/SIDA selon l’OFSP: www.bag.admin.ch/hiv_aids/05464/05490/05749/05750/05755/index.html?lang=fr

Evaluation de l’espace d’accueil et d’injection Quai 9 à Genève, département de médecine et santé communautaire, CHUV, 2003

Critères DSM IV, Service d’addictolologie des HUG : http://addictologie.hug-ge.ch/_library/pdf/addictionPG.pdf

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Chaque année en Suisse, on dénombre quelque 970 nouveaux cas de leucémie (cancer du sang), ce qui représente environ 2,5 % de toutes les maladies cancéreuses. Les hommes sont un peu plus touchés que les femmes (57% contre 43%). Près de la moitié des patients ont 70 ans et plus au moment du diagnostic. Avec près d’un tiers de tous les cas, les leucémies constituent le cancer le plus fréquent chez l’enfant.

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Chaque année en Suisse, on dénombre environ 430 nouveaux cas de cancer du testicule, ce qui représente 2 % de toutes les maladies cancéreuses dans la population masculine. Le cancer du testicule touche surtout des hommes jeunes : 86 % des patients ont moins de 50 ans au moment du diagnostic.

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