Comment s'acheter une fille?

Dernière mise à jour 23/10/12 | Article
Comment s'acheter une fille?
Choisir le sexe de son futur enfant est devenu une industrie de grande ampleur aux Etats-Unis.

Megan Simpson avait toujours pensé devenir la mère d'une petite fille. Elle avait grandi entourée de trois sœurs. Elle aimait la couture, la pâtisserie, la coiffure et le maquillage. Elle espérait bien partager ces centres d'intérêt avec une petite fille - qu'elle vêtirait de rose.

Quelle ne fut pas la surprise de Simpson (qui était alors sage-femme dans un hôpital du nord de Toronto) lorsqu'elle apprit que son premier enfant, né en 2002, serait un garçon. «Ce n'est pas grave, se dit-elle; le prochain sera une fille».

Las, ce ne fut pas le cas. Deux ans plus tard, elle accoucha d'un autre garçon. Souhaitant plus tout avoir une fille, Simpson et son mari roulèrent pendant quatre heures pour se rendre dans une clinique spécialisée dans le traitement de la fertilité située dans le Michigan. Les méthodes de sélection du sexe de l'enfant sont illégales au Canada; le couple s'est donc tourné vers les Etats-Unis. Ils ont payé 800 dollars pour une procédure visant à trier les spermatozoïdes, reposant sur l'hypothèse selon laquelle les spermatozoïdes porteurs du chromosome Y progressent plus vite que les porteurs du chromosome X dans une solution protéique.

Le jour même, Simpson fut inséminée avec les échantillons les plus lents. Quinze semaines plus tard, elle demanda à un collègue de l'hôpital de lui faire une échographie en douce, pendant les heures de fermeture. En apprenant le sexe de l'enfant, le choc fut des plus rudes: encore un garçon.

«Je suis restée alitée pendant des semaines; je ne pouvais plus m'arrêter de pleurer», explique Simpson, aujourd'hui âgée de 36 ans, et dont le nom a été modifié afin de protéger sa vie privée. Elle travaille désormais au bloc opératoire; sage-femme, elle ne voulait plus côtoyer les mères qui accouchaient de petites filles.

Simpson et son mari évoquèrent la possibilité d'avoir recours à l'avortement, mais elle décida de garder l'enfant. Pendant ce temps, elle partit à la recherche d'une méthode lui permettant d'être absolument certaine que son prochain enfant serait la fille dont elle avait toujours rêvé. Elle découvrit une communauté en ligne de femmes qui, comme elle, avouaient être extrêmement déprimées de n'avoir eu que des garçons. Les forums de discussion parlaient d'une technique proposée aux Etats-Unis, qui lui garantirait d'accoucher d'une petite fille. La procédure coutait plusieurs dizaines de milliers de dollars; le couple n'avait pas les moyens de se l'offrir. Simpson patienta jusqu'à la naissance de son troisième fils. Puis elle décrocha son téléphone pour passer quelques coups de fil.

C'est une idée reçue des plus anciennes: si l'on donnait le choix aux futurs parents, la plupart d'entre eux préfèreraient avoir un fils. Le phénomène a certes été observé en Chine et en Inde: des couples ont ainsi pratiqué des échographies pour avorter des fœtus féminins. Mais aux Etats-Unis, les cas de sélection du sexe de l'enfant sont tout autres: comme Simpson, de nombreuses mères ont recours à des techniques d'assistance médicale à la procréation particulièrement onéreuses pour être certaines d'accoucher d'une petite fille.

Il y a un peu plus de dix ans, des médecins ont pris conscience des profits potentiels que représentaient les femmes comme Simpson; ces mères jeunes et fertiles constituaient un marché encore inexploité. Ces médecins se sont infiltrés dans des forums de discussion, proposant services et conseils. Ils inventèrent le terme de «rééquilibrage familial», un euphémisme de la sélection du sexe de l’enfant. Ils ont fait la promotion de leurs cliniques en distribuant des DVD publicitaires gratuits et en créant des sites internet au design particulièrement léché.

Ces spécialistes de la fertilité ont transformé une procédure mise au point pour prévenir les maladies génétiques en produit de luxe, comparable à la chirurgie esthétique. La sélection du sexe rapporte aujourd’hui au moins cent millions de dollars par an. Dans une clinique en vue, le coût moyen d’une procédure de ce type est de 18000 dollars ; selon les estimations, on en pratiquerait entre quatre mille et six mille par an aux Etats-Unis. Les spécialistes de la fertilité estiment que le boom du marché de la sélection du sexe point à l’horizon: l’idée de payer pour sélectionner le sexe de l’enfant choque de moins en moins les futurs parents.

Encino, Californie. Le laboratoire d’embryologie se situe au cœur d’un immeuble de quatre étages, dans une rue bordée de palmiers. Deux hommes vêtus de blouses de couleur bordeaux ont les yeux rivés sur les lunettes de leurs microscopes de pointe. Ces scientifiques sont en train de féconder des ovules avec des échantillons de sperme prélevés le jour même. Une fois la fécondation obtenue et passé trois jours d’incubation, un embryologiste pratiquera une ouverture dans la membrane protectrice d’un embryon à l’aide d’un laser, et il prélèvera l’une des huit cellules le composant. Les colorants fluorescents lui permettent de voir les chromosomes et de faire la part entre les embryons porteurs d’une paire de chromosomes XX (plus imposante) et les porteurs d’XY (plus menue). Les sept cellules restantes pourront se développer normalement si l’embryon est choisi, puis implanté dans l’utérus de la cliente.

Le laboratoire appartient à Fertility Institutes, clinique créée par le docteur Jeffrey Steinberg, qui compte parmi les spécialistes de la sélection prénatale du sexe les plus en vue des Etats-Unis. Dans son grand bureau lambrissé de chêne, Steinberg est entouré de photographies de ses enfants (qui ont été conçus naturellement). Sa clinique est le leader mondial de cette technique de sélection, nommée diagnostic génétique préimplantatoire (DPI) «Nous sommes numéro un, et de loin, affirme-t-il. Le numéro deux n’est pas près de nous rattraper.»

Les Etats-Unis sont l’un des seuls pays à autoriser le recours au DPI ayant pour but la sélection du sexe de l’embryon humain. La procédure a été mise au point au début des années 1990; elle servait alors à repérer les embryons porteurs de maladies liées aux chromosomes.

En règle générale, les patients de Steinberg qui souhaitent sélectionner le sexe de leur futur enfant ont une trentaine d’années; ils sont instruits, mariés, et appartiennent aux classes moyennes et supérieures. La plupart d’entre eux ont déjà des enfants – contrairement aux patientes souffrant de stérilité chez qui il pratique une fécondation in vitro et qui espèrent ainsi pouvoir un jour tomber enceinte.

Il existe peu de statistiques sur la sélection du sexe de l'embryon. Selon une étude réalisée en 2006 par la Johns Hopkins University, 42% des cliniques spécialisées dans le traitement de la fertilité proposent des DPI à fin de sélection. Mais cela remonte à cinq ans – soit avant le lancement des campagnes de pub coup-de-poing sur Internet, crées pour stimuler la demande.

La sélection sexuelle est la première source de revenus des Steinberg’s Fertility Institutes; on peut ainsi y voir des infirmières passer en salle d’attente pour demander aux couples s’ils souhaiterait sélectionner le sexe de leur futur enfant – tout cela sur le ton de la conversation. L’activité de la clinique a quadruplé lorsque Steinberg a commencé à faire la promotion du DPI à des fins de sélection sexuelle.

Steinberg affirme qu’il n’a jamais prévu de faire de la sélection du sexe son créneau commercial. Mais en 1994, le comité d’éthique de l’American Society for Reproductive Medicine, organisation à but non lucratif ayant pour but d’établir des normes communes dans ce secteur, s'est opposé à la pratique de la sélection prénatale pour des raisons non médicales. Selon cette société savante, une telle pratique renforcerait la discrimination entre les sexes, et constituait une utilisation inappropriée des ressources médicales. Steinberg en a pris ombrage.

 «J’ai pris cette déclaration comme un défi, explique-t-il. Ils désapprouvaient ce j’estimais être une technique inoffensive; cela m’a rendu encore plus agressif».

Il a alors fait publier des publicités dans les journaux des communautés chinoise et indienne d’Amérique. Des associations locales l’accusèrent d’alimenter la préférence culturelle pour les garçons, inhérente à ces communautés; ses publicités furent retirées des journaux en question.

En 2009, Steinberg provoqua un tollé médiatique mondial en annonçant – sur son site – qu’en plus du sexe de l’enfant, ses clients pouvaient désormais choisir la couleur de ses yeux et de ses cheveux. Il y renonça après avoir reçu une lettre du Vatican. Steinberg semble apprécier l’attention qu’on lui porte, qu’elle soit positive ou négative. Après tout, plus on parle de lui, plus ses cliniques recrutent de patients.

Un grand nombre de femmes ayant  opté pour le DPI à des fins de sélection du sexe ont découvert la procédure sur un forum de discussion. En consultant les messages de ces forums, on a l’impression de pénétrer dans un autre monde. Les avatars des utilisatrices sont une longue suite d’images roses déclinant toute la panoplie de la princesse de conte de fée. Elles évoquent leur besoin désespéré d’avoir une petite fille. Echangent des informations sur le processus de ce DPI, relatent leur expérience en détail: résultats d’examens sanguins, effets des médicaments, cycles de fécondation in vitro.

Daniel Potter, directeur médical de l’Huntington Reproductive Center, a écrit plus de mille messages sur le site in-gender.com, et a répondu aux questions des utilisateurs du forum au sujet de la procédure et de son coût. Il a organisé des consultations (en personne ou par téléphone) avec des membres du forum; Megan Simpson en a fait partie. En 2011, il a même lancé son propre site internet, qui le présente comme un «expert de la sélection sexuelle».

Des forums de discussions à Youtube, en passant par Twitter et Facebook, les médecins spécialistes de l'assistance médicale à la procréation (AMP) se sont approprié les méthodes promotionnelles du XXIe siècle - pour populariser une technique du XXIe siècle. Les cliniques s’arrachent les noms de domaines Internet les plus susceptibles de se retrouver en tête des résultats des moteurs de recherche; bataillent pour faire passer des annonces liées aux recherches Google. La compétition est rude. On peut citer genderselection.com (à ne pas confondre avec gender-selection.com), gender-select.com et genderselectioncenter.com – qui appartiennent tous à des cliniques spécialistes de l'AMP proposant des DPI. Ces sites sont remplis de photographies tape-à-l’œil de familles heureuses (piochées dans des banques d’image), et de vidéos YouTube de bonne facture; on y voit les médecins vendre leur produit, et les anciens patients y livrer leurs témoignages dans diverses langues.

En mai 2008, Simpson et son mari se rendirent en Californie pour subir un DPI à Laguna Hills, dans l’antenne locale de l’Huntington Reproductive Center. Megan y retrouva plusieurs femmes avec lesquelles elle s’était liée d’amitié en ligne. «On est allé faire du shopping, et on a acheté des habits de petites filles, en rêvant du jour où nous pourrions en vêtir notre enfant», raconte-t-elle. Trois jours après son arrivée, on pratiqua sur Megan Simpson fut un prélèvement de ses ovocytes. Dix-huit ovules au total. Onze d’entre eux avaient atteint leur maturité ; ils furent fécondés in vitro.

Son mari repartit après l’intervention; il lui fallait rentrer au Canada et s’occuper de leurs trois garçons. Megan se reposa pendant cinq jours, puis revint à la clinique pour subir le transfert d’embryons. Une terrible nouvelle l’attendait: tous ses embryons s’étaient avérés anormaux sur le plan chromosomique. Ils étaient inutilisables. «J’ai pleuré. Je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer, raconte-t-elle. Tout cet argent, les médicaments, le voyage, le congé sans soldes. Tout cet argent!»

Malgré ce revers financier et émotionnel, elle comptait bien recommencer – et aussi vite que possible. Trois mois plus tard, elle était de retour à Laguna Hills; il s’agissait cette fois ci de tenter une méthode de sélection des spermatozoïdes plus sophistiquée, en plus d’une fécondation in vitro. Elle avait emprunté 15000 dollars pour s’offrir cette seconde tentative.

Cette fois-ci, les embryons étaient parfaitement utilisables. On introduisit un cathéter – guidé par échographie – dans son utérus afin d’y placer les embryons. Six jours plus tard, Megan fit un test de grossesse. Elle était enceinte.

Au bout de la quinzième semaine de grossesse, elle demanda à nouveau à l’un de ses amis de l’hôpital de lui faire une échographie pendant les heures de fermeture. Simpson était angoissée; le souvenir de la dernière échographie l’obsédait encore.

Cette fois ci, le résultat fut différent. Elle était enceinte d’une petite fille. Après avoir attend près de quatre ans et déboursé 40000 dollars, les rêves de Simpson allaient se réaliser: elle allait enfin mettre au monde une «petite fille à sa maman».

Simpson accoucha à domicile, dans sa baignoire, dans le courant de l’année 2009. «Lorsqu’elle est sortie de mon ventre, j’ai tout de suite demandé s’il s’agissait toujours d’une fille», raconte-t-elle.

Simpson fut contrainte de travailler six jours par semaine jusqu’à son accouchement (et pendant plusieurs mois après l’événement) pour rembourser son crédit.

«La première année, mon mari et moi ne pouvions plus quitter notre fille des yeux. Elle en valait la peine, à tout point de vue. Bien mieux qu’une nouvelle voiture ou qu’une rénovation de cuisine».

La plupart des éléments tendant à prouver que les Américains préfèrent avoir des filles demeurent anecdotiques; en effet, aucun organisme de grande envergure ne recense les procédures de sélection sexuelle. Mais les données fournies par Google montrent que sur le territoire américain, la question «comment avoir une fille?» revient trois fois plus souvent que «comment avoir un garçon?». Beaucoup de médecins spécialistes de l'AMP affirment que 80% des patients souhaitant choisir le sexe de leur enfant viennent les voir pour concevoir une fille. Une étude parue en 2009 dans la revue Reproductive Biomedicine Online a constaté que 70% des Américains de type «caucasien» (personnes blanches) ayant recours au DPI voulaient avoir une fille. Les Américains appartenant aux communautés chinoises et indiennes avaient quant à eux une nette préférence pour les garçons.

Mais d’où vient cette préférence? Et si la sélection du sexe de l'embryon est bel et bien une affaire de «rééquilibrage familial», euphémisme laissant entende que les couples planifient leurs projets familiaux de façon tout à fait raisonnable, peut-on encore qualifier la préférence pour les filles de «sexiste»?

Pour Jennifer Merrill Thompson, les raisons de cette préférence sont limpides. «Je n’aime pas le sport. Je n’aime pas les jeux violents. Une bonne partie des centres d’intérêt des garçons me rebute», explique-t-elle. Thompson a consacré un ouvrage à la question, Chasing the Gender Dream, publié à compte d’auteur; elle y détaille les techniques de sélection auxquelles elle a eu recours pour concevoir sa fille.

On aboutit au même résultat en interrogeant plusieurs utilisatrices des forums des sites in-gender.com et genderdreaming.com: ces dernières témoignent de leur besoin de nouer un lien mère-fille. Parlent de la force de la relation qui les unit à leur propre mère, qui a façonné leur vision du rapport mère-fille. Et le désir de se livrer à des activités féminines stéréotypées, qui seraient à leur sens impossible de partager avec un garçon.

L’American Society for Reproductive Medicine exprime son inquiétude quant à la sélection sexuelle, qui pourrait à son sens mener des femmes en parfaite santé à subir des interventions médicales inutiles, et amener les médecins spécialistes de l'AMP à délaisser le traitement de l’infertilité pour exploiter ce créneau plus lucratif. L’organisation évoque par ailleurs les souffrances psychologiques dont pourraient être victimes les enfants ainsi sélectionnés. Elle craint que ces enfants se sentent obligés de se conformer aux stéréotypes propres au sexe choisi – et acheté – par leurs parents.

«C’est de l’eugénisme de haute technologie», déclare Marcy Darnovsky, directeur du Center for Genetics and Society, une organisation à but non lucratif (basée à Berkeley, Californie) qui s’intéresse aux technologies de la reproduction. «Lorsque vous vous donnez du mal et déboursez pour sélectionner le sexe de votre futur enfant, vous renforcez les stéréotypes sexistes qui nuisent aux femmes et aux jeunes filles. […] Et si votre future fille devient une mordue de basketball? Vous ne pouvez pas la renvoyer au labo».

En dépit des objections de certains spécialistes de l’éthique médicale, il semble que la sélection du sexe de l’enfant, comme beaucoup d’aspects de l'AMP, soit destinée à rester légale et non réglementée sur le territoire américain.

Article réalisé avec le soutien du Stabile Center for Investigative Journalism de l'Université de Columbia

Article original: http://www.slate.com/articles/health_and_science/medical_examiner/2012/09/sex_selection_in_babies_through_pgd_americans_are_paying_to_have_daughters_rather_than_sons_.single.html

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