Le cancer du côlon, un obscur envahisseur

Dernière mise à jour 13/06/13 | Article
Le cancer du côlon, un obscur envahisseur
S’il est l’un des plus répandus, ce cancer demeure pourtant méconnu. Comment éviter son développement?

«L’examen de dépistage est conseillé à toute personne âgée de 50 ans et plus»

En Suisse, le cancer du côlon occupe le troisième rang sur le podium des cancers les plus fréquents, juste après ceux de la prostate et du sein. Chaque jour dans notre pays, dix nouvelles personnes sont en effet touchées par cette maladie, qui demeure l’un des cancers les plus mortels.

L’immense majorité des cas de cancer du côlon – parfois aussi nommé «colorectal» ou «de l’intestin» – se développe à partir de polypes muqueux. Chez plus de la moitié des personnes, la maladie en est déjà à un stade avancé lorsqu’elle est diagnostiquée. Comment reconnaître les signaux annonciateurs d’un tel cancer, qui peut se révéler dévastateur si on les ignore?

Un occupant masqué

Du sang dans les selles, une perte de poids inexpliquée, de faux besoins d’aller à la selle, des maux de ventre persistants ou encore des troubles du transit intestinal : autant de signaux d’alarme à ne pas sous-estimer. Il peut s’écouler plus de dix ans avant que les premiers symptômes de cette maladie insidieuse soient perceptibles. Or, plus il est détecté tôt, plus le cancer du côlon a des chances de guérison. Dès l’apparition de l’un de ces signaux, il vaut donc mieux consulter son médecin, qui proposera, si nécessaire, une analyse complémentaire.

Dès 50 ans: une attention particulière

L’examen de dépistage, d’ailleurs conseillé à toute personne âgée de 50 ans et plus, peut sauver des vies! Pour détecter la présence d’un tel cancer, deux méthodes principales existent à ce jour: la recherche de sang occulte dans les selles et la coloscopie. La première consiste à analyser trois échantillons de selles. Si la seconde semble a priori plus «contraignante», elle comporte certains avantages : la coloscopie permet de détecter avec une fiabilité très élevée des polypes ou des tumeurs − même de petite taille −, et de les ôter au passage. Après un bon nettoyage de l’intestin grâce à un laxatif pris la veille, un tube, muni d’une minicaméra, est introduit par l’anus en vue d’analyser l’intérieur du côlon. Durée de l’«exploration»? Environ vingt minutes. Un calmant est proposé au patient avant cet examen, perçu généralement comme peu agréable, mais indolore.

A vos armes!

Pour éviter l’apparition d’un cancer du côlon, privilégiez une alimentation équilibrée et… bougez! Les aliments riches en fibres ont un effet protecteur par rapport à ce type de tumeur. Ainsi, consommer sans modération des fruits et légumes – au minimum cinq «poignées» par jour –, en variant les plaisirs, est un réflexe salutaire. La pratique régulière d’une activité physique constitue un autre moyen de s’armer contre la maladie: 30 minutes de mouvement par jour (par exemple 3 x 10 minutes ou 2 x 15 minutes de marche, de vélo…) sont d’ailleurs bénéfiques pour l’état de santé général!

Ligue vaudoise contre le cancer

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