Parler du cancer avec les enfants

Dernière mise à jour 03/05/12 | Article
Père_et_fils _de_dos
Pour les enfants de tout âge, il est important de comprendre ce qui arrive à leur mère ou leur père. Parler de la maladie est essentiel afin que les enfants puissent faire face à la situation.

Un texte de la

Chaque enfant est différent. Mais tous réagissent de manière semblable. 

L’enfant jeune…

  • sent lorsque quelque chose perturbe sa mère ou son père. Ne rien savoir le déstabilise.
  • comprend par ses propres expériences ce que signifie être malade.
  • se sent coupable.
  • pense qu’il a un rôle à jouer dans la guérison de sa mère ou son père.
  • prend les explications à la lettre.
  • a peur de tomber malade à son tour.

Ce à quoi il s’agit de veiller

  • Expliquez à votre enfant par des mots simples et clairs que vous êtes malade et que c’est la raison pour laquelle vous devez souvent vous rendre chez le médecin.
  • Insistez sur le fait que l’enfant n’y est pour rien.
  • Soulignez que vous l’aimez toujours – même si vous avez parfois moins de temps à lui consacrer et qu’il vous arrive de vous énerver plus rapidement
  • Expliquez-lui ce que la maladie signifie au quotidien: parlez avec l’enfant de qui fait la cuisine, qui va le chercher au jardin d’enfants, etc.
  • Consacrez beaucoup de temps aux questions de votre enfant, même si celles-ci ne surgissent qu’ultérieurement.

L’adolescent…

  • développe une compréhension similaire à celle de l’adulte.
  • est en mesure de trouver ses propres solutions pour faire face à la situation.
  • se surestime volontiers et est volontiers surestimé.
  • entre dans le difficile processus du détachement, qui se trouve subitement compliqué par la maladie.
  • se sent inconsciemment coupable.
  • a peur de tomber malade à son tour (en particulier les filles de patientes atteintes d’un cancer du sein).

Ce à quoi il s’agit de veiller

  • Vous ne devez pas communiquer immédiatement à votre enfant tout ce que vous savez. Cependant, tout ce que vous lui dites doit être vrai.
  • Lorsque vous ne savez pas quelque chose, dites-le.
  • N’inhibez aucun sentiment. Signalez à l’enfant qu’il a lui aussi le droit d’être triste ou en colère.
  • Observez les réactions de vos enfants. Posez des questions. Les enfants hésitent souvent à poser des questions. Ils craignent de trop solliciter leurs parents.
  • N’hésitez pas à demander conseil à des professionnels.

Pour en savoir plus...

Plus d'information, ainsi que la brochure  «Comment aider son enfant ?» sont disponibles sur le site de la Ligue suisse contre le cancer (plusieurs langues disponibles): www.liguecancer.ch

Article original : http://www.liguecancer.ch/fr/vivre_avec_le_cancer__/proches_et_enfants/parler_du_cancer_avec_les_enfants/

A LIRE AUSSI

Être parent
Sexualité: quand l’enfant s’éveille

Sexualité: quand l’enfant s’éveille

Les parents se sentent souvent démunis face aux comportements et questions des jeunes enfants qui découvrent...
Lire la suite
Coliques
Bébé

Dix gestes pour apaiser son bébé en cas de coliques ou pour rendre son bébé heureux!

Un bébé qui pleure met ses parents en émoi, les poussant à en chercher la raison: a-t-il faim?
Lire la suite
Haut potentiel
Ces personnes au potentiel hors norme

Ces personnes au potentiel hors norme

Plus qu’un phénomène de librairie, l’intelligence à haut potentiel est une réalité pour environ 2 à 5...
Lire la suite
Articles sur le meme sujet
ados_crise

Ados, survivre à leur crise...et à la nôtre

Et si l’adolescence était aussi une période de grande remise en question pour les parents? C’est le postulat de Nino Rizzo, psychologue et psychothérapeute à Genève et auteur de «Parents d’ados. Une crise peut en cacher une autre», aux éditions Médecine & Hygiène. Interview.

Apprendre à faire caca proprement

Les statistiques montrent que depuis une cinquantaine d’années, l’âge moyen de l’apprentissage de la propreté a quasiment doublé. Nos grands-mères étaient pour la majeure partie propres vers 18 mois, si ce n’est plus tôt. Aujourd’hui, cet âge moyen se situe davantage vers les 30-36 mois. En Suisse Romande, il est n’est plus du tout inhabituel de porter des couches jusqu’à 3 ans. Aux Etats-Unis, c’est presque devenu l’usage [1].
Videos sur le meme sujet

Bébé arrive: le grand chamboulement

La grossesse, l'accouchement et les semaines qui suivent sont faits de bouleversements. Entre changements, peur et bonheur, le point avec l'Antidote.

Accidents domestiques: les enfants en première ligne

Laisser les enfants prendre tous les risques ou au contraire tout interdire ? L'Antidote nous expose les risques et les conseils des médecins.
Maladies sur le meme sujet
Préparation d'une opération de la vésicule biliaire

Cancer de la vésicule biliaire

Chaque année en Suisse, environ 330 personnes développent un cancer de la vésicule ou des voies biliaires. 57% des personnes touchées sont des femmes, 43% des hommes.

Globules blancs

Lymphome non hodgkinien

Chaque année en Suisse, près de 1450 personnes développent un lymphome non hodgkinien, ce qui correspond à environ 4% de toutes les maladies cancéreuses. 48% des patients ont 70 ans et plus au moment du diagnostic. 54% des personnes touchées sont des hommes, 46% des femmes.

ultrason de la thyroïde

Cancer de la thyroïde

Chaque année en Suisse, près de 600 personnes développent un cancer de la thyroïde, ce qui correspond à presque 2% de toutes les maladies cancéreuses.

Symptômes sur le meme sujet
convulsions sur un bras d'enfant

Convulsions

Mon enfant a des convulsions