Mécanismes de la prise de poids à l'arrêt de la cigarette

Dernière mise à jour 02/05/13 | Article
Mécanismes de la prise de poids à l'arrêt de la cigarette
La prise de poids à l'arrêt de la cigarette est un phénomène qui touche deux tiers des personnes qui entament un sevrage tabagique. Précisions.

En général la prise de poids est d’entre trois et cinq kilos, et représente souvent  le poids qu'on aurait pesé si on n’avait jamais fumé. Néanmoins, elle peut aussi atteindre des valeurs plus élevées si elle n'est pas prise en charge.

De telles prises de poids n’ont pas qu’une seule cause, elles sont liées à de nombreux processus. D’une part, on observe chez le fumeur en voie de sevrage une diminution du métabolisme de base. Le corps va brûler moins de calories, et cet effet sera proportionnel au nombre de cigarettes normalement fumées. D’autre part, on remarque souvent dans le même temps des changements  dans les habitudes alimentaires, embrayés pour surmonter les difficultés du sevrage (par exemple une sensation de faim plus importante, un attrait plus important pour le sucré ou une gestion du stress par les aliments ).

Souvent cet excès d'aliments est le responsable numéro un d'une prise de poids qui dépasse les trois à cinq kilos.

De plus, la nicotine stimule aussi le métabolisme des graisses, ce qui signifie qu'elles sont stockées moins facilement quand on fume.

Cependant, bien que ces facteurs  semblent positifs pour la régulation du poids corporel, il ne faut pas oublier les aspects néfastes de la nicotine. Si le métabolisme des graisses se trouve augmenté, le stockage de ces dernières se fait principalement en zone abdominale. La nicotine  accroît en outre la synthèse du mauvais cholestérol et la résistance à l'insuline. Tous ces facteurs augmentent les risques de maladies cardio-vasculaires et de diabète.

A ces changements de comportement et de métabolisme s’ajoute le fait que les habitudes alimentaires du fumeur sont généralement moins équilibrées que celles de la population non fumeuse. Il y a ainsi chez les fumeurs davantage de personnes sédentaires dont l’hygiène alimentaire est peu équilibrée. On constate souvent, par exemple, une absence de petit-déjeuner, une consommation plus importante de mets gras et sucrés, d’alcool et de café, ainsi qu’un apport insuffisant en fibres et vitamines.

En résumé les facteurs qui vont favoriser une prise de poids à l’arrête de la cigarette sont:

  • La baisse du métabolisme de base.
  • La gestion du stress par les aliments.
  • La disparition de l'effet coupe-faim.
  • La compensation de la gestuelle par les aliments.
  • La sédentarité.

Ayant posé ce constat, que faire pour palier à ces phénomènes et s'armer contre une prise de poids à l'arrêt de la cigarette? Pour avoir plus d’informations et de conseils, lisez nos «Conseils pour prévenir et limiter une prise de poids à l’arrêt de la cigarette».

Articles sur le meme sujet
PS55_cinq_regimes_loupe

Cinq régimes sous la loupe

En 2022, l’industrie des régimes alimentaires pesait 250 milliards de dollars. Indissociables de la devise «Manger moins et bouger plus», les méthodes sont multiples et variées. Pourtant, les études scientifiques le disent: quels qu’ils soient, les régimes ne permettent pas de voir définitivement s’envoler les kilos en trop.
Videos sur le meme sujet

Le régime cétogène et ses capacités à lutter contre certaines maladies

Privilégier tout ce qui est riche en graisse - crème, beurre, huiles, poissons gras, avocat - et réduire drastiquement les aliments riches en sucre, en glucide: pâtes, riz, pomme de terre, légumineuses, fruits et sucreries.
Maladies sur le meme sujet
Radio des poumons

Cancer du poumon

Chaque année en Suisse, on dénombre environ 4100 nouveaux cas de cancer du poumon (carcinome bronchique), ce qui représente 10 % de toutes les maladies cancéreuses. Le cancer du poumon touche plus souvent les hommes (62 %) que les femmes (38 %). C’est le deuxième cancer le plus fréquent chez l’homme, et le troisième chez la femme. C’est aussi le plus meurtrier, avec 3100 décès par an.