Des repères visuels pour nous aider à moins manger

Dernière mise à jour 31/05/12 | Article
Chips
Quand on ouvre un paquet de chips, il est souvent difficile de s’arrêter avant de l’avoir entièrement terminé.

Mais les chercheurs de l’université de  Cornell ont peut-être trouvé une solution: des repères visuels comestibles aideraient certaines personnes à réduire leur consommation d’aliments et agirait comme des panneaux «stop» subconscients. Cette étude a été publiée dans la revue de l'American Psychological Association.

Le docteur Brian Wansink, spécialisé dans le comportement des consommateurs et auteur du livre Conditionnés pour trop manger. Comment l'environnement influence votre appétit a réalisé l’étude avec les psychologues Andrew Geier de l’université de Yale et Paul Rozin de l’université de Pennsylvanie.

Les universitaires ont mené une expérience sur deux groupes de 98 étudiants de l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign et à l’université de Pennsylvanie et leur ont servi des chips à grignoter pendant qu’ils regardaient un film. Des pétales de chips de couleur rouge et comestibles avait été insérés à intervalles réguliers dans certains tubes. Dans la première étude, les chips rouges étaient répartis à intervalle régulier entre 7 et 14 pétales normaux de couleurs jaune. Dans la seconde expérience, les pétales rouges apparaissaient tous les 5 et 10 chips.

Selon le site Medical Xpress, les étudiants, qui ignoraient les raisons pour lesquelles certains pétales étaient de couleur rouge, ont consommé environ 50% de moins que ceux qui n’avaient pas d’indicateurs: 20 et 24 pétales en moyenne pour le premier groupe (7 et 14 pétales) par rapport à 45 pétales dans le groupe témoin (qui n’avait pas de repère), et 14 à 16 pétales pour le deuxième groupe  (5 et 10) comparé aux 35 pétales du groupe témoin.

Les participants étaient également davantage en mesure d’estimer combien de chips ils avaient mangé. Ceux du groupe témoin sous-estimaient leur consommation avec un écart d’environ 13 pétales, alors que pour les autres l’estimation était exacte à 1 pétale près.  

«Lorsque ce sont des aliments agréables au goût, les personnes mangent généralement ce qui est devant eux», déclare le Dr Brian Wansik dans le communiqué de l'université de Cornell. «En insérant des marqueurs visuels, cela nous permet de mieux contrôler la quantité que nous mangeons et d’interrompre nos habitudes alimentaires qui sont pratiquement automatisées.»

Selon Daily News, un Américain sur trois est obèse, «ces études pourraient donc avoir une importance majeure sur la santé publique», explique Brian Wansik. 

Article orginal: http://www.slate.fr/lien/56425/etude-scientifique-reperes-nourriture-aider-manger-moins

A LIRE AUSSI

Microbiote
Il est parfois difficile de distinguer les douleurs de l’intestin de celles de l’estomac

Maux de ventre et ballonnement, ça s’explique

Au plaisir de déguster un bon repas se succèdent parfois des désagréments digestifs tels que des maux...
Lire la suite
Anémie
Femme fatiguée

Le manque de fer touche surtout les femmes

Lors de grosses fatigues, on oublie souvent de chercher du côté d'une carence en fer. Or, ce phénomène...
Lire la suite
Anémie
Et si c’était un manque de fer?

Et si c’était un manque de fer?

Perte de cheveux, ongles fragilisés et fatigue sont les signes d’une carence, souvent féminine, qui se...
Lire la suite
Articles sur le meme sujet
faute_fodmap

Ballonnements, diarrhée, mauvaise digestion… et si c’était la faute des FODMAP?

Ces sucres à chaînes courtes peuvent causer des problèmes aux personnes sensibles, mais attention à ne pas les éviter sans raison.
graisses_role_benefique

Les graisses jouent un rôle bénéfique pour la santé

Pendant longtemps, le dogme d’une alimentation pauvre en gras a prévalu. Une étude, parue dans le très sérieux « Lancet », bouscule aujourd’hui cette affirmation.
obesite_adolescents_hausse

«L’obésité chez les adolescents et l’obésité sévère sont en hausse»

Spécialisée en endocrinologie et en diabétologie au Centre hospitalier universitaire vaudois, le Pr Jardena J. Puder étudie les causes profondes de l’obésité, notamment chez l’enfant et l’adolescent.
Videos sur le meme sujet

Maigrir sans reprendre? Le rôle des cellules adipeuses et de la graisse brune

Le tissu adipeux est un organe important, d’abord quantitativement, puisque même chez une personne maigre, il peut atteindre 15 à 25% du poids total.

Précarité et prédispositions génétiques face à l’obésité

Face à l’obésité, nous ne sommes pas tous égaux.

Grossesse et obésité: un duo à risque

Obésité et grossesse forment un duo à risque pour la santé des mères et de leur enfant.
Maladies sur le meme sujet
fiche_maladie_obesite

Obésité

L’obésité est une maladie qui augmente le risque de survenue d’autres maladies et réduit l’espérance et la qualité de vie. Les patients atteints de cette accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle nécessitent une prise en charge individualisée et à long terme, diététique et comportementale.