Boire un peu, beaucoup, passionnément…

Dernière mise à jour 15/12/11 | Top conseils
Marguerite, pour évaluer pétale après pétale
En Europe, une grande partie de la population est friande de boissons alcoolisées. Entre consommation occasionnelle lors d’une soirée à ambiance festive et dépendance, chacun boit à son rythme. Boire est un choix personnel, qu’il faut faire en connaissant les conséquences que cela engendre.

Un verre de vin me protège, mais alors… « Trop », c’est combien ?

Certaines études montrent qu’une consommation modérée de vin rouge protège contre les maladies cardiovasculaires. Cependant, l’alcool devient très vite dangereux pour la santé.

On parle de «consommation à risque» à partir du moment où la quantité d’alcool ingéré expose à un risque plus élevé de tomber malade et/ou de mourir, en comparaison avec la population qui ne boit pas ou peu. La « dépendance » est beaucoup plus sérieuse et demande une prise en charge médicale.

Définition de la consommation à risque

 Votre consommation d’alcool est à risque si vous consommez plus de:

Hommes de moins
de 65 ans

Femme de tout âge
Homme de plus de 65 ans

14 boissons alcoolisées par semaine ou 4 boissons alcoolisées par occasion

7 boissons alcoolisées par semaine ou 3 boissons alcoolisées par occasion

Note: une boisson alcoolisée standard correspond à:

  • 10 cl de vin (rouge ou blanc) à 12°
  • 10 cl de champagne
  • 25 cl de bière à 5°
  • 1 alcopop
  • 2,5 cl d’alcool fort à 45°
Consommation d'alcool

« Mon foie va bien, donc tout va bien »

Une consommation excessive peut avoir de graves conséquences sur le foie, telles qu’une hépatite ou une cirrhose. Parfois, cela dégénère en cancer du foie. C’est une erreur de penser que seul le foie est touché par l’alcool. Moins connues, d’autres complications n’en sont pas moins graves.

Sous l’effet de l’alcool, le risque d’accident est très important (chutes, traumatismes, accidents de la route, violence et autres).

Au long terme, l’alcool attaque également les nerfs, la peau, le pancréas, le cœur, les vaisseaux sanguins et le cerveau. D’abord, on remarque des moments de confusion et des problèmes d’équilibre. Petit à petit, cela peut mener à des troubles cognitifs et de la mémoire, allant parfois jusqu’à la démence. L’alcool augmente également le risque de cancer de l’intestin, du sein, de la gorge et de la bouche.

D’une manière plus générale, l’alcool provoque des insomnies, rend nerveux, diminue l’appétit et peut rendre impuissant.

Problèmes psychologiques et sociaux liés à l’alcool

Les conséquences de l’alcool ne se limitent malheureusement pas au milieu médical. Très souvent alcoolisées, les personnes dépendantes ne peuvent parfois plus assumer leurs responsabilités professionnelles et familiales. Elles délaissent leurs proches ou entretiennent des relations conflictuelles. Au niveau psychologique, on observe des dépressions et des troubles de la personnalité. 80% des alcoolodépendants sont aussi dépendants de la nicotine.

Pour en savoir plus 

Stop tabac : www.stoptabac.ch/fr/Cage/

Alcooquizz : www.alcooquizz.ch/

Références scientifiques

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