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Examen du col de l'utérus

Article
chaise pour examens gynécologiques © istockphoto.com/webphotographeer
La colposcopie est un examen courant permettant de dépister toute anomalie de la paroi du col de l'utérus. Cet article vous explique ce que sont les dysplasies et les condylomes, fréquemment observés grâce à la colposcopie chez les patientes.
 
CHUV
  Un article du Département de gynécologie-obstétrique et génétique médicale (CHUV)

Quels examens ?

Frottis du col (Pap Test) : détecter les patientes à risque de condylomes et de dysplasies (dépistage).
Colposcopie examen avec une loupe et des colorants pour déterminer si une lésion existe et la prélever (biopsie).
Biopsie : prélèvement qui permet de déterminer au microscope le type de lésions (diagnostic) et d'envisager le traitement.

Condylomes et Dysplasie

Au niveau du col de la matrice (utérus) et de la peau de la région intime, des virus peuvent provoquer des sortes de verrues (condylomes) ou une modification des cellules (dysplasie).

schéma de l'anatomie de la femme montrant en autres ses ovaire

Il ne s'agit pas d'un cancer

On appelle ces lésions : "dysplasies légères, modérées ou sévères" ou "lésions de bas ou de haut grade" (LSIL, HSIL). Elles peuvent être détectées par le frottis de dépistage, raison pour laquelle il est important de faire des contrôles réguliers (Pap test).

Parfois, on ne connaît pas précisément la signification de ces lésions. Elles sont alors appelées ASCUS. Les condylomes et les dysplasies touchent de plus en plus de femmes.

Ils sont provoqués par une famille de virus, cousins des virus des verrues de la peau. Ils sont appelés "virus du papillome humain (HPV) et sont transmis surtout par voie sexuelle lors des premiers rapports (40 % des femmes de moins de 20 ans sont porteuses du virus).

Le virus ne s'installe que dans la peau de la région intime, du vagin, du col de la matrice et ne va pas à l'intérieur du corps. Le passage du virus au bébé, lors d'une grossesse, est rare.

Le virus peut infecter toute la peau de cette région et rester "endormi" de nombreuses années. Le préservatif est efficace contre les maladies sexuelles transmises par le sperme (HIV, Hépatite B et C, etc...) mais ne protège que partiellement contre ces virus "endormis" ou contre la transmission liée aux lésions en dehors du vagin, du col et du pénis (par exemple : vulvaires). Le partenaire masculin est porteur mais ne souffre que rarement de dysplasies.

Le virus provoque parfois des lésions peu graves (LSIL, bas grade) qui guérissent souvent toutes seules (immunité), et parfois des lésions plus sérieuses (HSIL, haut grade) qui nécessitent un traitement local. Le traitement et efficace contre ces lésions mais n'élimine pas tous les virus. Il peut donc y avoir des récidives (5-10 %) après le traitement (favorisées par le tabagisme).

Une biopsie est nécessaire avant le traitement. les lésions dont l'origine reste incertaine (ASCUS) ne nécessitent en général qu'un examen attentif (colposcopie).

Les lésions de bas grade (LSIL) peuvent être surveillées puisqu'elles guérissent souvent toutes seules et ne seront traitées que si elles persistent, si elles évoluent en lésion de haut grade ou contiennent un virus HPV à haut risque (patientes de plus de 30 ans).

Les lésions de haut grade (HSIL) sont traitées, souvent en anesthésie locale, en enlevant cette lésion à l'aide d'une sorte de bistouri électrique (anse ou aiguille diathermique) ou par laser. Ce traitement est en général bien supporté et n'influence ni la fertilité ni une future grossesse s'il n'est pas répété à plusieurs reprises.

Lésion ASCUS

(signification indéterminée)

surveillance  

Lésion de bas grade (LSIL)

(Condylome, dysplasie légère à la biopsie)

Evolution en moyenne en 6 ans (10 %)

Guérit toute seule :

Persiste en lésion bas grade :

Evolue en lésion haut grade :

60%

30%

10%

Lésion de haut grade (HSIL)

(Dysplasie modérée à la biopsie)

Evolution en moyenne en 3 ans (30%)

Guérit toute seule :

Persiste en dysplasie modérée

Evolue en dysplasie sévère

40%

30%

30%

Lésion de haut grade (HSIL)

(Dysplasie sévère à la biopsie)

Evolution en moyenne en 1 an (60%)

Guérit toute seule :

Persiste en dysplasie sévère

Evolue en cancer localisé

10%

30%

60%

Cancer non envahissant (HSIL)

(Carcinome in situ à la biopsie) Evolution en moyenne en 10 ans (100%)

   
Cancer envahissant    

Article original: http://www.chuv.ch/dgo/dgo_home/dgo_patients/dgo_consultation_special_colpo/dgo_consultation_special_colpo_info.htm